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  • HISTOIRE DE LA THAÏLANDE

    Ce post va traiter de l’histoire de la Thaïlande, de ses origines à aujourd’hui. Pays très riche culturellement, vous verrez que cette histoire a parfois été tumultueuse. Les plus anciens vestiges humains sont des galets aménagés découverts dans la province de Lampang. Ils remontent à plus de 700 000 ans et sont attribuables à Homo Erectus. Sur le site archéologique de Ban Chiang, dans le nord-est du pays, près d’Udon Thani ont été découverts en 1967 des vestiges d'une culture inconnue datant de l'âge de bronze (4000 à 2500 ans av. J.-C.). Les habitants de ce site avaient développé des outils de bronze et commencé la culture du riz en rizière ce qui indique le début d’une société organisée. Des sépultures et un grand nombre de poteries peintes et objets en bronze plus tardifs ont été mis au jour. Le site a été classé Patrimoine mondial de l'UNESCO en 1992. Au IIIe siècle, une puissance maritime connue seulement par le nom que lui donnent les textes chinois, le Fou-nan, dont le centre économique était situé dans l'actuelle région d'Oc-Eo dans le sud du Viêt Nam, contrôle le sud du Viêt Nam, la basse vallée du fleuve Chao Phraya et le nord de la péninsule Malaise. La description qu'en donne le compte-rendu d'une mission chinoise venue entre 245 et 250, qui les décrits comme "tous laids et noirs avec des cheveux frisés, allant nus et nu-pied", on pense que les habitants du Fou-nan étaient ethniquement khmers. À la fin du Ve siècle apparaît, dans le sud de l'actuel Laos, une nouvelle puissance, agraire celle-ci, et également connue seulement par son nom chinois : le Chen-la. Ce royaume s'étend bientôt sur le nord du Cambodge actuel et le nord-est de l'actuelle Thaïlande, et finit par annexer le Fou-nan. On considère que le Chen-la est l'ancêtre du Cambodge. Cette vaste région (équivalent de l'Indochine moins le Dai-Viet) était connue par les étrangers comme le Sovannaphum ou le Sovarnabhumi (qui est aujourd’hui le nom de l’aéroport principal de Bangkok). Entre les VIe et IXe siècle, la civilisation que l'on appelle Dvaravati s'épanouit dans le centre de la Thaïlande (voir Indianisation de la péninsule indochinoise). Cette civilisation appartient à un peuple, les Môns, vivant de la Basse-Birmanie au nord de la péninsule Malaise. La dispersion des sites attribués à Dvaravati amène à penser que sa prospérité est liée au commerce qui sillonne l'Asie du Sud-Est continentale. Au VIIe siècle les Môns fondent sur le site de l'actuelle Lopburi le royaume de Lavo (disparu en 1388), et au VIIIe ou IXe siècle celui d'Haripunjaya (disparu au XIIIe siècle) sur celui de l'actuelle Lamphun. Très tôt, la péninsule malaise s'intègre dans un réseau commercial maritime qui relie la Chine à l'Inde, qu'on appelle parfois la Route maritime de la soie. Les cités-États portuaires de la péninsule adoptent des modèles culturels et politiques indiens (voir Indianisation de l'Indonésie). Des textes chinois du IIIe siècle apr. J.-C. mentionnent une cité qu'ils appellent Dun-sun, située dans le nord de la péninsule, qui contrôle les deux côtes. Plus au sud, on a trouvé, près de la ville actuelle de Chaiya, des vestiges qu'on a datés du début du Ve siècle et appartenant à une cité que les textes chinois appellent Pan-pan. À Chaiya même, on a trouvé une inscription datée de 697 de l'ère Saka (soit 775 apr. J.-C.), qui proclame qu'un roi de Sriwijaya, cité-État dont l'emplacement était sur l'actuelle ville de Palembang dans le sud de l'île indonésienne de Sumatra, y a érigé un stupa. À partir du IXe siècle les Khmers, qui ont établi leur capitale à Angkor (voir Histoire du Cambodge), prennent progressivement le contrôle de l'ensemble de l'Asie du Sud-Est continentale, imposant leur domination à leurs cousins les Môns. À cette époque, de premiers groupes de Thaïs, provenant de la Chine méridionale, commencent à s'établir dans les marches septentrionales de l'empire khmer, au nord des monts Dângrêk. Pendant les XIe et XIIe siècles, l'élément thai devient dominant dans la population de la région. Les royaumes de Sukhothaï et Lannathai (± 1238 – 1558) Selon la tradition, les chefs de clan thaïs de Sukhothaï s'affranchissent de la suzeraineté des Khmers en 1238 et élisent un roi. Le fils de ce roi, Ramkhamhaeng, c'est-à-dire « Rama le Hardi », est connu par une inscription datée de 1292, que les Thaïs considèrent comme l'acte fondateur de leur nation. Après sa mort, le pouvoir de Sukhothai a décliné et est devenu sujet du royaume d'Ayutthaya en 1365, qui a dominé la Thaïlande méridionale et centrale jusqu’en 1700. Beaucoup d'autres États thaïs ont coexisté avec Sukhothai, notamment le royaume de Lannathai ou de Lanna dans le nord. Cet État a émergé à la même période que Sukhothaï, mais a survécu plus longtemps. Son histoire indépendante s’est terminée en 1558, quand il est tombé aux mains des Birmans ; il a ensuite été alternativement dominé par Ayutthayala et la Birmanie avant d'être conquis par le Roi siamois Taksin en 1775. Sukhothaï (ou Sukothaï) est la première capitale du Siam (Thaïlande) fondée en 1238 et mettant fin au règne khmer d'Angkor Wat. Sukhothaï a été inscrite en 1991 au patrimoine mondial de l'humanité. Elle est plus célèbre pour son art que pour ses réalisations politiques. À la fin du XIIIe siècle, dans les contrées voisines, les Mongols attaquent le Viêt Nam et l'Empire Khmer et saccagent la magnifique cité birmane de Pagan (1287). Sukhotaï se déclare leur vassale et profite de la situation. Ramkhamhaeng, dit « Rama le Fort », monarque respecté pour son équité et sa sagesse, la porte à son apogée entre 1275 et 1317. L'original de sa stèle, portant les plus anciennes inscriptions en alphabet thaï, se trouve au musée de Bangkok. Située à environ 450 kilomètres au nord de Bangkok, l'immense Sukhothaï est aujourd'hui ruinée. Le palais en bois de ses rois a disparu. Toutefois, la ville possède encore de nombreux vestiges de temples, construits en latérite et en brique. La plupart des édifices qui ont été découverts, et pour partie relevés, se trouvent à l'intérieur d'un rempart renforcé de douves. Mais de nombreux autres bâtiments, disséminés dans les rizières environnantes, attendent d'être dégagés de l'enveloppe de terre qui les recouvre. Une grande partie des objets retrouvés à Sukhothaï se trouve au musée national de Bangkok. Bâtie sur les rives de la Yom, à une soixantaine de kilomètres au nord de Sukhothaï, Sri Satchanalai était la principale ville satellite du royaume. Elle fut un centre de potiers et les fouilles ont permis de dégager les fours souterrains. Dans les faubourgs de la ville, on produisait la célèbre céramique dite de Sawankhalok, du nom que portait la région au début de la période des rois d'Ayutthaya. Abandonnés à la fin du XVIIIe siècle, bon nombre de ses monuments ont été dégagés et restaurés dans le cadre des programmes dirigés par Khun Nikom. La famille royale fuit la ville où le roi meurt de faim dix jours plus tard, marquant la fin de la lignée royale d'Ayutthaya. La période de Bangkok, Thonburi (1768-1932) Après plus de 400 ans de puissance, en 1767, le royaume d'Ayutthaya est conquis par les armées birmanes, sa capitale incendiée et son territoire démembré. Le général Taksin parvient à réunifier le Siam à partir de sa nouvelle capitale de Thonburi et se fait proclamer roi en 1769. Cependant, le roi Taksin est déclaré fou, dépossédé de son titre, emprisonné et exécuté en 1782. Le général Chakri lui succède en 1782 sous le nom de Rama Ier, premier roi de la nouvelle dynastie Chakri. La même année, il fonde une nouvelle capitale, Bangkok, sur la rive de la Chao Phraya, en face de Thonburi. Dans les années 1790, les Birmans sont défaits et chassés du Siam. Le royaume de Lannathai, appelé aussi royaume de Lanna, s'étant aussi débarrassé de l’occupation birmane, un roi d'une nouvelle dynastie y est installé dans les années 1790. Les relations avec les Européens au XIXe siècle Après la victoire des Anglais sur le royaume birman d'Ava en 1826, les héritiers de Rama I s'inquiètent de la menace du colonialisme européen. La première reconnaissance thaïe d’une puissance coloniale dans la région est formalisée par la signature d'un traité d'amitié et de commerce avec le Royaume-Uni en 1826, le traité Burney. En 1833, les États-Unis inaugurent des échanges diplomatiques avec le Siam. Cependant, c’est pendant les règnes de Mongkut (Rama IV) et de son fils le roi Chulalongkorn (Rama V) que la Thaïlande se rapproche fermement des puissances occidentales. Les Thaïs attribuent aux qualités diplomatiques de ces monarques et aux réformes modernistes de leurs gouvernements le fait que le Siam est le seul pays d'Asie du Sud-Est à avoir échappé à la colonisation. Le Roi RAMA V On se doit d’ajouter un chapitre sur ce Roi légendaire qui aujourd’hui encore est extrêmement respecté par les thaïlandais. Rama V, qui régna de 1868 à 1910, est le cinquième roi de la dynastie Chakri, fondée en 1782, et qui règne depuis cette date sur la Thaïlande, anciennement Siam. Il est plus connu sous le nom de Chulalongkorn. Fils aîné du roi Rama IV, il est né à Bangkok le 20 septembre 1853. Innovation importante pour l'époque, il reçut une éducation à la fois moderne et traditionnelle par des moines bouddhistes. Après un règne de 42 ans, il mourut le 23 octobre 1910 après avoir eu 77 enfants de 36 de ses 92 femmes. L'originalité de son règne Continuant sur l'impulsion donnée par son père, il a été le grand modernisateur du royaume de Siam. Il fut le premier roi à entreprendre des voyages à l'étranger, à Singapour, en Inde et en Europe ; il fut reçu en Belgique et en France, en 1897 et 1907. Inspirée par les idées qu'il ramène de ces voyages, son action a été fondamentale dans tous les domaines. Tout d'abord il modernisa et centralisa l'administration, puis organisa les services postaux (1885), les chemins de fer (1893), fonda la première université, la première école d'administration, école militaire et école navale. Les billets de banque furent introduits en 1902 et le système décimal imposé en 1908. L'esclavage fut aboli le 31 mars 1895, ainsi que la corvée due par les hommes libres (phrai luang). En 1874, il fonde le musée national de Bangkok. Pour mener à bien toutes ces réformes et innovations, il s'entoura d'experts étrangers et de conseillers venant des pays occidentaux. Il nomma Gustave Rolin Jaequemyns comme conseiller général. Cet expert en droit international aida le roi à rédiger la constitution et à moderniser les institutions publiques. Le roi prit le nom de Rama V. Les coutumes et vêtements occidentaux furent pour la première fois introduits dans le royaume. Parallèlement à ces réussites intérieures, le pays eut à faire face durant son règne à une pression colonisatrice importante de la part des Britanniques et des Français. Le roi sut habilement jouer sur l'équilibre des forces et réussit à préserver l'indépendance de son pays, mais au prix de concessions territoriales. Il abandonna une partie du Cambodge et le Laos à la France (1893-1907) et des territoires frontaliers de la Malaisie au Royaume-Uni (Traité anglo-siamois de 1909). Rama V et la Thaïlande d'aujourd'hui Le roi Chulalongkorn a été très aimé de son peuple de son vivant,ses sujets ont bénéficié de nombreuses mesures sociales, l'essor économique a été spectaculaire. Cette reconnaissance s'est exprimée par une quasi-canonisation, et ce roi est l'objet encore aujourd'hui d'un culte actif, de très nombreuses maisons thaïessont ornées de son portrait, des prières lui sont adressées et des statues à son effigie sont érigées en de nombreux endroits. Le 23 octobre, anniversaire de sa mort est jour férié. Progressivement, au XIXe siècle, le Siam recule face à deux puissances européennes : le Royaume-Uni et la France. Ces deux puissances grignotent le pays, à la fois territorialement sur ses marges, et dans sa souveraineté. La France, en 1873 et 1883, intervient deux fois pour mettre fin à la piraterie des Pavillons noirs dans le Tonkin, théoriquement sous protectorat siamois. En réaction, le Siam occupe Luang Prabang en 1883, mais ne peut empêcher l’installation d’un vice-consulat français dans cette ville en 1886 (Auguste Pavie), ni l’annexion en 1888 de 72 cantons par la France. En 1893, plusieurs incidents opposent le Siam et la France : soit celle-ci les provoque, soit elle en exagère l'importance, faisant ainsi monter la pression, jusqu’à l’envoi illégal de deux canonnières à l’embouchure de la Chao Phraya, que leurs capitaines annoncent leur intention de remonter jusqu’à Bangkok. Le Siam se met en tort en ouvrant le feu : le casus belli est saisi par Pavie, résident français à Bangkok ce qui déclenche la guerre franco-siamoise de 1893. Il exige l’abandon de la rive orientale du Mékong ; un blocus est mis en place à l’embouchure du Chao Phraya. Le Siam cède et la France ajoute à ses exigences une zone démilitarisée large de 25 km le long de la rive occidentale du Mékong, plus les provinces de Battambang et de Siem Reap. La ville de Chanthaburi est occupée par une garnison française (traité signé le 3 octobre 1893). Le 13 février 1904, la France annexe Luang Prabang et Champassak. Du côté anglais, des provinces sont réunies à la Birmanie. Le chemin de fer vers Singapour est concédé en exclusivité à une société britannique. Le Royaume-Uni obtient de plus l’assurance qu’aucun canal ne sera percé dans l’isthme de Kra. Le traité anglo-siamois de 1909 établit la frontière moderne entre le Siam et la Malaisie britannique. Le Siam doit céder à l’Angleterre les états malais de Kedah, Kelantan, Perlis et Terengganu, jusque là ses vassaux et qui deviennent protectorats britanniques. La suzeraineté thaïe est maintenue sur le royaume de Patani (divisé depuis pour donner les provinces de Pattani, Yala, Narathiwat) et le district de Setul, détaché du Kedah (et devenu depuis la province de Satun). Une série de traités avec la France a fixé la frontière orientale présente du pays avec le Laos et le Cambodge, le Siam plus tôt avait fait des réclamations et dans une certaine mesure contrôlé ces deux territoires. Au total, le Siam a perdu 456 000 km² durant le règne de Chulalongkorn. Première Guerre mondiale Bien que le Siam ne soit pas concerné par la Première Guerre mondiale, le roi Rama VI décide de l'y engager dans l'espoir d'obtenir la fin des traités inégaux. Le pays déclare la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie le 22 juillet 1917. Son armée saisit plusieurs navires allemands et un petit corps expéditionnaire est envoyé en Europe. Cette action permet au Siam de figurer parmi les vainqueurs de la guerre au Traité de Versailles et parmi les fondateurs de la Société des Nations. Lorsque le président des États-Unis Woodrow Wilson déclara la guerre à l'Allemagne en avril 1917, il était clair que l’entrée en guerre des Américains aux côtés de l’Entente rompait l'équilibre au détriment des puissances centrales (Allemagne, Autriche-Hongrie, Bulgarie et Empire ottoman). Resté à l'écart du conflit, le roi Vajiravudh (Rama VI) examina les opportunités que celui-ci lui offrait. Bien que le Siam soit resté neutre depuis le début de la Première Guerre mondiale en août 1914 et que le pays jouisse de relations amicales avec l'Allemagne, Rama VI trouva avantageux de lier son sort à celui des puissances alliées. Le monarque était convaincu que la participation du Siam serait « une excellente occasion pour nous d'obtenir l'égalité avec les autres nations », le Siam ayant souffert des visées impérialistes tant des Britanniques (cession de quatre provinces du sud par le Traité anglo-siamois de 1909) que des Français avec la perte du Laos et du Cambodge. En outre, le Siam ayant été contraint d'accepter des droits d’extraterritorialité pour les citoyens de pays comme la France, la Grande-Bretagne et les États-Unis, le roi Rama VI espérait que la participation siamoise à la guerre permettrait une révision de ces traités inégaux. Déclenchement Le 22 juillet 1917, malgré les réticences de certains membres du gouvernement royal, le roi Vajiravudh (Rama VI) déclara la guerre à l'Allemagne et à l'Autriche-Hongrie, le Siam saisissant immédiatement et, plus tard, conservant à titre de dommages de guerre onze navires appartenant à la compagnie « North German Lloyd » (LGN). Le Siam envoya en Europe une petite force expéditionnaire, sous le commandement du général Phya Pijaijarnrit (par la suite promu au grade de lieutenant-général et connu sous le nom de Phya Devahastin). Elle était composée de 1 284 volontaires et comportait un détachement de 95 pilotes du corps aérien, un contingent du corps des transports, une unité médicale et une de maintenance qui devait servir avec les forces britanniques et françaises sur le front occidental. Les Siamois arrivèrent en 1918 et le personnel de l’armée de l'air commença à se former dans les Écoles française de pilotage d’Avord et d'Istres. Plus de 95 hommes furent brevetés pilotes et certains furent envoyés à l’École de bombardement du Crotoy, à l’École de reconnaissance de La Chapelle-la-Reine, à l’École de tir de Biscarosse, et à l’École de chasse de Poix. Selon certaines sources, les pilotes effectuèrent leurs premières sorties dans les dernières semaines de la guerre, bien que d'autres soutiennent que les Siamois ont terminé leur formation trop tard pour y participer. L'unité médicale comprenait des infirmières ; elles furent, selon des sources thaïlandaises, les seules femmes à servir dans les tranchées du front occidental. Un mémorial fut érigé en l'honneur du corps expéditionnaire à Bangkok, sur Sanam Luang (à l’angle près du musée national). Y figurent les noms des 19 soldats tués sur le front occidental. Un mémorial individuel (Sergent Major Charern Pirod) existe aussi dans l’enceinte du poste de police de Den Chai (province de Phrae). Conséquences Le Siam a participé au Traité de Versailles (les articles 135, 136 et 137 du traité de Versailles lui sont consacrés). Droits et intérêts allemands outre-mer - Section III - Le Siam Article 135 L'Allemagne reconnait que tous les traités, conventions et accords entre elle et le Siam, ainsi que tous les droits, titre et privilèges dérivés de là, y compris toutes les droits de juridiction extraterritoriale, ont pris fin à compter du 22 juillet 1917. Article 136 Toutes les marchandises et biens situés au Siam appartenant à l'empire allemand ou autre état allemand, excepté les lieux utilisés en tant que résidences ou bureaux diplomatiques ou consulaires, passent dès à présent et sans compensation au gouvernement siamois. Les marchandises, les biens et les droits privés des ressortissants allemands au Siam seront traités selon les dispositions de la partie X (clauses économiques) du présent Traité. Article 137 L'Allemagne renonce à toutes réclamations contre le gouvernement siamois en son nom ou celui ses ressortissants, réclamations concernant la saisie ou la condamnation des bateaux allemands, la liquidation des propriétés allemandes, ou l'internement des ressortissants allemands au Siam. Cette disposition n'affectera pas les droits des parties intéressées quant au montant de l’indemnisation d'une telle liquidation, montant qui sera régi par les dispositions de la partie X (clauses économiques) du présent Traité. Autres bénéfices En janvier 1920, le Siam fut un des membres fondateurs de la Société des Nations. Le 1er septembre 1920, la décision du roi Vajiravudh d'entrer en guerre se trouva justifiée lorsque les États-Unis abandonnèrent leurs droits d’extraterritorialité. Après cinq ans de négociations, la France a renoncé à ces mêmes droits en février 1925 et la Grande-Bretagne en juillet de la même année. Seconde Guerre mondiale Le coup d'État du 24 juin 1932 au Siam est une transition sans effusion de sang d'une monarchie absolue à une monarchie constitutionnelle. Parmi les conspirateurs se trouve le lieutenant-colonel Plaek Pibulsonggram, plus connu sous le nom de Phibun. En 1935, le roi Prajadhipok abdique. Son neveu Ananda Mahidol, un enfant qui suit son éducation en Suisse, est désigné pour lui succéder. En 1938 Phibun, qui a maintenant le grade de major-général, devient premier ministre. C'est un admirateur de Mussolini. Il fait arrêter 40 opposants politiques en 1939, monarchistes aussi bien que démocrates. Après une parodie de procès, 18 d'entre eux sont exécutés. Phibun change le nom du pays, qui de Siam devient Prathet Thai, "pays des Thaïs" ou Thaïlande. Ce nom sous-entendait une unité de tous les peuples de langue thaï, ce qui incluait les Lao du laos et les Shan de Birmanie, mais excluait les Chinois. Le slogan du régime est d'ailleurs la "Thaïlande aux Thais". Un autre argument est étymologique, le mot thai signifiant également "libre". Le nom de Prathet Thai est d'abord employé non officiellement entre 1939 et 1945 puis déclaré officiel le 11 mai 1949. En 1940, profitant de l’affaiblissement de la France après la défaite de juin devant les Allemands, la Thaïlande attaque l’Indochine française. La guerre franco-thaïlandaise dure quelques mois, et se conclut par l'annexion de quelques provinces par la Thaïlande, notamment grâce à l'arbitrage de l'Empire du Japon, soucieux de se ménager un allié en Asie. La guerre franco-thaïlandaise (1940-1941) a opposé la Thaïlande du général Plaek Pibulsonggram, dit Phibun, et l'État français dans la péninsule indochinoise. Elle précède de quelques mois le déclenchement de la guerre du Pacifique proprement dite. Les négociations avec la France avant la Seconde Guerre mondiale avaient prouvé que le gouvernement français était disposé à faire des modifications mineures dans les frontières entre la Thaïlande et l'Indochine française. Après la défaite de la France en 1940, le Major-Général Plaek Pibulsonggram, premier ministre de la Thaïlande, décide que la situation donne aux Thaïlandais une chance encore meilleure de regagner les territoires perdus pendant le règne du Roi Chulalongkorn. Contexte Le 12 juin 1940, le gouvernement thaïlandais avait accepté de signer avec la France un pacte de non-agression mais après la déroute française de 1940, le premier ministre thaïlandais Phibun entrevoit une chance pour la Thaïlande de récupérer les territoires abandonnés à la France durant le règne de Chulalongkorn (provinces de Melou Prei et de Tonlé Repou en 1904, et provinces de Battambang, de Sisophon et de Siem Reap en 1907 qui fut cédé en 1867 contre la reconnaissance du protectorat sur le royaume khmer ; ces provinces furent toutes rattachées au Cambodge), et de venger les humiliations subies en 1893 (rattachement du Laos à l'Indochine française) et 1904. L’affaiblissement de la métropole rendait le maintien du contrôle français sur l’Indochine hasardeux et difficile. L’administration coloniale, privée d’aide et de renforts, avait été forcée à autoriser les Japonais à s’installer en Indochine française après la prise de Lạng Sơn (offensive des 22-25 septembre 1940). La faible résistance française face à cette invasion convainc le régime de Phibun qu’un affrontement militaire tournerait à son avantage. Les forces en présence Les forces françaises en Indochine étaient composées d'une armée d'approximativement 60 000 hommes, dont 12 000 étaient originaires de métropole (et servaient dans les régiments dits de "souveraineté"), organisée en 41 bataillons d'infanterie, deux régiments d'artillerie, et d'un bataillon du génie. La faiblesse la plus évidente de l'armée française était son manque de chars : elle pouvait aligner seulement 20 Renault FT-17 contre 134 pour l'armée thaïlandaise. La force aérienne vichyste en Indochine était composée d'une centaine d'avions, dont environ soixante pouvaient être envoyés en première ligne: 30 Potez 25, quatre Farman 221, six Potez 542, neuf Morane-Saulnier M.S.406 et huit Loire 130. L'armée thaïlandaise était relativement bien équipée. Elle se composait d'environ soixante mille hommes, divisée en quatre armées, la plus importante étant l'armée de Burapha avec cinq divisions. Les formations indépendantes sous l'autorité directe du haut commandement d'armée comprenaient deux bataillons motorisés de cavalerie, un bataillon d'artillerie, un bataillon des transmissions, un bataillon du génie et un régiment blindé. L'artillerie avait à sa disposition un mélange de Krupp âgés, d'obusiers Bofors modernes et des mortiers de campagne, tandis que soixante chenillettes Carden-Loyd et trente Vickers 6-Ton composaient l'arme blindée. L'aviation et la marine thaïlandaise avaient bénéficié dans les années 1930 de l'attention du gouvernement thaïlandais. La Force aérienne royale thaïlandaise disposait d'environ 200 avions de combat et de 120 avions d'entraînement. L'embargo américain d'octobre 1940 avait poussé Bangkok à se fournir davantage au Japon : durant l'hiver 1940, le pays reçut ainsi 33 Nakajima Ki-27 et 9 bombardiers Mitsubishi Ki-21-I, ainsi qu'une trentaine de Mitsubishi Ki-30. Elle engagea cependant plutôt des modèles plus anciens, notamment des Martin B-10. La marine regroupait pour sa part une trentaine d'unités, dont deux garde-côtes cuirassés de construction japonaise, le Thonburi et le Sri Ayuthaya (armés de quatre canons de calibre 203 mm), neuf torpilleurs de construction italienne (pourvus de six tubes lance-torpilles de 533 mm) et quatre sous-marins côtiers (livrés en 1938 par le Japon). Elle comportait également une petite aviation anti-sous-marine, et deux bataillons de fusiliers-marins. Déclenchement et opérations Après des manifestations nationalistes et anti-françaises à Bangkok, des escarmouches frontalières se succèdent le long du Mékong. L’aviation thaïlandaise, supérieure en nombre, bombarde de jour Vientiane, Sisophon, et Battambang en toute impunité. Les forces aériennes françaises tentent des raids en représailles, mais les dégâts causés à la Thaïlande sont bien moindres. L’amiral Jean Decoux, gouverneur général d’Indochine, reconnaît d’ailleurs que les aviateurs thaïlandais pilotent comme des hommes ayant plusieurs campagnes à leur actif. En décembre 1940, la Thaïlande occupe Pak-Lay et la Province de Champassak. Début janvier 1941, le Burapha Thai et les armées Isaan lancent une offensive sur le Laos et le Cambodge. La résistance française est immédiatement en place, mais de nombreuses unités sont surpassées par les forces thaïlandaises, mieux équipées. Les Thaïlandais occupent rapidement le Laos, alors qu’au Cambodge la résistance française est plus efficace. Le 16 janvier, la France lance une large contre-offensive menée par le 5e régiment étranger d'infanterie sur les villages thaïlandais de Yang Dang Khum et de Phum Préav, où se déroulent les plus féroces combats de la guerre. La contre-attaque française est bloquée et s’achève par une retraite, mais les Thaïlandais ne peuvent poursuivre les forces françaises, leurs chars ayant été cloués au sol par un canon anti-char français. Bataille de Koh Chang Alors que la situation à terre est critique pour la France, l’amiral Jean Decoux donne l'autorisation à l'amiral Terraux, commandant la Marine en Indochine, d'exécuter une opération contre la Marine thaïlandaise. L'ordre est donné aux navires de guerre disponibles d’attaquer dans le golfe de Thaïlande. Une reconnaissance aérienne est effectuée le 16 janvier à Satahib (pointe Est de la baie de Bangkok) et à Koh Chang. Au matin du 17 janvier 1941, le « groupe occasionnel », flotte de circonstance formée du croiseur La Motte-Picquet, des avisos coloniaux Dumont d'Urville, Amiral Charner et des avisos Marne et Tahure, placé sous le commandement du capitaine de vaisseau Régis Bérenger, commandant le croiseur La Motte-Picquet, attaque les navires thaïlandais à Koh Chang. Bien que la flotte thaïlandaise soit plus moderne et surclasse en nombre la marine française, celle-ci mène l'attaque avec audace et le combat s'achève par une victoire complète. À l'issue de la bataille qui dure presque deux heures, le bilan est lourd côté thaïlandais. Les torpilleurs Chomburi, Trat et Songkla sont coulés. Le garde-côtes cuirassé Dombhuri chavire, en flammes. Son sister ship, l'Ahidéa est lui aussi coulé. Une bonne partie de la flotte de guerre thaïlandaise est ainsi détruite. Le bilan des pertes humaines diverge selon les sources. Selon la marine française, plus de 300 hommes sont morts du côté thaïlandais et il n'y a guère que 80 survivants. C'est une victoire importante : la bataille de Koh Chang est la dernière bataille navale remportée par la France. Cependant, le 24 janvier, la bataille aérienne finale a lieu lorsque l’aéroport français de Siem Reap, près d’Angkor, est atteint par un raid des bombardiers thaïlandais. Conclusion et conséquences Le bilan de la guerre diverge selon les sources. Certaines mentionnent environ 3 400 morts. Le Japon, désireux de s'assurer la collaboration militaire de la Thaïlande, intervient rapidement en médiateur dans le conflit. Un ultimatum impose d'abord aux deux belligérants un armistice, proclamé le 28 janvier. Le 9 mai, la France, sous contrainte japonaise, signe un traité de paix, par lequel elle abandonne les provinces de Battambang et Siem Reap, prises au Cambodge, de Champassak et Sayaburi (prises au Laos qui cède ainsi les territoires sur la rive droite du Mékong) soit un territoire de plus de 97 600 km22 habité par 420 000 personnes. Ce traité est suivi d’un autre entre la France et le Laos le 21 août. Cette annexion provoque, en juillet 1941, l’imposition par les États-Unis d'un embargo sur les livraisons de pétrole vers le Japon et la création, avec l'aide des services secrets anglo-saxons, du Thaï Séri (les Thaïs libres), organisation clandestine anti-japonaise. Le gouvernement thaïlandais promet oralement aux Japonais de leur laisser le passage sur son territoire dans le cadre de l'attaque sur la Malaisie prévue par l'Empire. Le 8 décembre 1941, la Thaïlande n'ayant toujours pas répondu aux demandes japonaises, le Japon décide de passer outre et, afin de pouvoir passer en Malaisie, envahit le territoire de la Thaïlande. Cette invasion se conclut par la bataille de Prachuab Khirikhan et un cessez-le-feu quelques heures plus tard, puis, la Thaïlande s’allie au Japon. Les territoires annexés par la Thaïlande ne sont restitués qu'en novembre 1947 à la France, qui ne les conserve pas longtemps, car les territoires d'Indochine obtiennent l'indépendance peu après. La faiblesse que la France a révélée est un des facteurs de cette décolonisation. Pertes L'armée française eut un total de 321 tués, dont 15 officiers. Après le 28 janvier, elle comptait 178 disparus (6 officiers, 14 sous-officiers, et 158 hommes enrôlés). Les Thaïlandais capturèrent 222 hommes (17 Nord-africains, 80 Français, et 125 Indochinois). En 1955, les 178 disparus furent reconnus comme décédés, ce qui porte le bilan à 499 morts militaires entre fin 1940 et début 1941. L'armée thaïlandaise eut un total de 54 tués et 307 blessés. 41 marins et soldats de la marine thaïe furent tués, et 67 blessés. À la bataille de Koh Chang, 36 hommes furent tués, dont 20 membres d'équipage du HTMS Thonburi, 14 du HTMS Songkhla, et 2 du HTMS Chonburi. L'Armée de l'Air thaïlandaise perdit 13 hommes. 21 militaires thaïlandais furent capturés par les Français. Environ 30 % des avions français avaient été rendus inutilisables vers la fin de la guerre, une partie en raison de dommages mineurs, non réparés par la suite, occasionnés lors des raids aériens. L'Armée de l'Air de Vichy admit la perte d'un Farman F221 et deux Morane-Saulnier MS.406 détruits au sol, mais en réalité ses pertes étaient plus grandes. Au cours de sa première expérience de combat, l'Armée de l'Air Royale thaïlandaise prétendit avoir abattu cinq avions français en vol et dix-sept détruits au sol, pour la perte de trois de ses propres avions dans le ciel et de cinq à dix détruits dans des raids aériens français sur les terrains d'aviation thaïs. Le 8 décembre 1941, quelques heures après l'attaque de Pearl Harbor, la 25e armée japonaise envahit le sud de la Malaisie, alors sous protectorat britannique. Le gouvernement thaïlandais ayant tardé à donner l'autorisation de traverser son territoire, le Japon passe en force. Des heurts se produisent entre Thaïlandais et Japonais, mais un cessez-le-feu est décrété le même jour. Constatant l'avance foudroyante des Japonais dans la Bataille de Malaisie, le gouvernement thaïlandais oublie ses réticences et s'allie avec l'Empire du Japon. Le Quartier général impérial signe le 21 décembre un "traité d'amitié" avec le gouvernement thaïlandais et l'amène à lui laisser l'usage de ses bases militaires pour l'invasion des autres pays d'Asie du Sud-Est. Le 22 janvier 1942, la 55e division japonaise lance depuis Rahaeng en Thaïlande (province de Pathum Thani) une attaque sur la Birmanie à travers le col de Kawkareik en pays karen. La 17e division indienne de l'armée britannique, qui gardait le secteur, formée à la hâte et mal entraînée, doit battre en retraite vers l'ouest. En accord avec l'alliance militaire entre la Thaïlande et le Japon signée le 21 décembre 1941, le 25 janvier 1942, la Thaïlande déclare la guerre aux États-Unis et au Royaume-Uni. Des éléments de l'armée thaïlandaise franchissent la frontière et pénètrent dans l'état Shan (dont les habitants sont de langue de la même famille que le thaï) en Birmanie le 10 mai 1942. Trois divisions d'infanterie et une division de cavalerie, précédées de groupes de reconnaissance et soutenues par l'aviation, entrent en contact avec la 93e division chinoise, qui doit battre en retraite. Kengtung est prise le 27 mai. De nouvelles offensives repoussent les troupes chinoises au Yunnan dans le sud de la Chine. En août 1943, les Alliés créent le South East Asia Command (SEAC) dans le but de coordonner leurs différentes troupes présentes sur le théâtre d'Asie du Sud-Est. La première zone d'opération pour les forces terrestres du SEAC est constituée par l'Inde, la Birmanie, Ceylan, la Malaisie, Sumatra (dans l'actuelle Indonésie) et la Thaïlande. Une opposition à la politique de Plaek Pibulsonggram se fait jour en Thaïlande. Seni Pramoj, ambassadeur de la Thaïlande aux États-Unis, refuse de remettre la déclaration de guerre, et fonde à Washington les Forces Thaïlandaises Libres. La Reine Ramphaiphanni, veuve de l'ancien Roi, anime un gouvernement en exil au Royaume-Uni. Le régent Pridi Banomyong anime secrètement des mouvements anti-japonais. L'économie de la Thaïlande souffre de sa participation au conflit mondial. En tant qu'allié du Japon, le pays subit des bombardements. Avec les revers successifs du Japon, Phibun est mis en minorité à l'Assemblée et contraint de démissionner. À la fin de la guerre, les Alliés le jugent pour crimes de guerre et collaboration avec l'ennemi. Mais l'opinion publique, qui lui est favorable, amène à l'arrêt des poursuites. Après la Seconde Guerre mondiale Le jeune Roi Ananda Mahidol revient en Thaïlande à la fin 1945, après des années d'absence. Mais, le 9 juin 1946, il est retrouvé mort. Son frère Bhumibol Adulyadej lui succède. En novembre 1947, des unités de l'armée contrôlées par Phibun forcent le gouvernement à démissionner. Phibun redevient premier ministre en avril 1948. Cette fois-ci, son régime adopte une façade démocratique. Il reçoit de l'aide des États-Unis lorsque la Thaïlande participe à la force multinationale des Nations Unies lors de la guerre de Corée. Phibun renoue avec sa politique anti-chinoise des années 1930. Son gouvernement arrête l'immigration chinoise et prend diverses mesures pour restreindre la domination économique des Chinois en Thaïlande. Les écoles et associations chinoises sont de nouveau interdites. En 1951, alors qu'il assiste à une cérémonie à bord du USS Manhattan de la marine américaine, Phibun est pris en otage par un groupe d'officiers de la marine thaïlandaise. Des combats éclatent dans les rues de Bangkok entre la marine et l'armée de terre, cette dernière étant soutenue par l'armée de l'air. Phibun réussit à s'échapper. Les marins déposent les armes. La Thaïlande devient un allié officiel des États-Unis avec la signature de l'Organisation du traité de l'Asie du Sud-Est (SEATO dans son sigle anglais) en 1954. Durant la guerre d'Indochine, elle reste néanmoins à l'écart. En 1957, le maréchal Sarit Dhanaraj(=Thanarat) prend le pouvoir et force Phibun à s'exiler au Japon. Ce dernier y demeurera jusqu'à sa mort en 1964. La Thaïlande passe un accord secret avec les États-Unis en 1961. Elle envoie des troupes au Viêt Nam et au Laos et autorise les États-Unis à installer des bases aériennes dans l'est du pays, d'où décollent les bombardiers B-52 qui pilonnent le Nord Viêt Nam. 1973 et après : un début de démocratie L'histoire de la Thaïlande depuis 1973 a été une suite de transitions difficiles et parfois sanglantes entre le pouvoir militaire et civil. La révolution de 1973 a été suivie d’une brève et instable démocratie, puis du retour à un régime militaire, porté au pouvoir par un coup d’État en 1976. Ce régime militaire a été très instable en raison des multiples coups d’État. Au cours de la plus grande partie des années 1980, le général Prem Tinsulanonda a régné sur la Thaïlande à la tête du régime militaire, et ce, avec un mandat démocratique à partir de 1983. Par la suite, le pays est demeuré une démocratie, mise à part une brève période sous un régime militaire de 1991 à 1992. Le parti Thai Rak Thai (les Thaïs aiment les Thaïs) mené par le premier ministre Thaksin Shinawatra gouverna à partir de 2001, jusqu'à ce qu'un nouveau coup d'État le renverse en 2006. Révolution En octobre 1973 des manifestations massives ont eu lieu à Bangkok, exigeant la fin du régime militaire. Le général Thanom Kittikachorn a répondu avec force, et jusqu'à 70 manifestants ont été tués dans les rues, du jamais vu en Thaïlande. Cette intervention violente du régime militaire a incité le roi Rama IX à faire sa première intervention dans la politique thaïlandaise en retirant son appui au régime militaire, et le 14 octobre 1973, le général Thanom Kittikachorn a démissionné et a quitté le pays. Les événements d'octobre 1973 se sont révélés une révolution dans la politique thaïe. Pour la première fois, la bourgeoisie urbaine, menée par les étudiants, avait défait les forces combinées de la vieille classe régnante et de l'armée et gagné la bénédiction apparente du Roi pour une transition vers la pleine démocratie, symbolisée par une nouvelle constitution qui prévoit une législature entièrement élue. Malheureusement, la Thaïlande n'avait pas encore produit une classe politique en mesure de faire fonctionner cette nouvelle démocratie sans à-coup. Les élections de janvier 1975 n'ont pas produit une majorité stable, et une nouvelle élection en avril 1976 a donné les mêmes résultats. Le politicien-vétéran Seni Pramoj et son frère Kukrit Pramoj ont alterné au pouvoir, mais n’ont pas été en mesure de mener une réforme cohérente du système politique. La forte hausse des prix du pétrole en 1974 a mené à une récession et à l'inflation, affaiblissant la position du gouvernement. Le geste politique le plus populaire du gouvernement démocratique a été d'ordonner le retrait des forces américaines de Thaïlande. La sagesse de ce geste a été bientôt remise en cause, quand les communistes ont pris le pouvoir au Viêt Nam, au Laos et au Cambodge en avril et mai 1975. L'arrivée des régimes communistes aux frontières de la Thaïlande, l'abolition de 600 ans de monarchie laotienne et l'arrivée d'une pléthore de réfugiés du Laos et du Cambodge, ont fait basculer l'opinion publique thaï à nouveau vers la droite et les conservateurs ont fait bien mieux aux élections de 1976 qu'en 1975. L'aile gauche du mouvement étudiant n'a pas accepté leur victoire et a continué à manifester pour des changements radicaux. Régime militaire À la fin de 1976, la bourgeoisie modérée a tourné le dos au radicalisme de plus en plus militant des étudiants basé à l'université Thammasat. L'armée et les parties de droite ont lutté contre les radicaux de gauche avec des groupes paramilitaires tels que les « Village Scouts » et le « Red Gaurs ». L'exemple s’est présenté en octobre quand Thanom est revenu en Thaïlande pour entrer au monastère. Des manifestations violentes d'étudiants se sont heurtées à des contre-manifestants. Le 6 octobre 1976, l'armée a lâché les paramilitaires sur les manifestants, organisant le massacre de Thammassat, et a utilisé cette orgie de violence, dans laquelle des centaines d'étudiants ont été torturés et tués, pour suspendre la constitution et reprendre le pouvoir. Élections et coups d'État En 2001, le parti Thai Rak Thai (Thaï aime les Thaïs) mené par Thaksin Shinawatra remporta les élections et lança un certain nombre de réformes à destinations des classes populaires, surtout rurales et dans l'Est du pays. Le 19 septembre 2006, alors que le premier ministre Thaksin se trouvait à New York, il fut renversé par une partie des forces armées (voir Coup d'État de septembre 2006 en Thaïlande). Le chef de l'armée, le général Sonthi Boonyaratglin, 59 ans, premier musulman à occuper ce poste dans le royaume bouddhiste, a pris la tête d'un Conseil pour la réforme démocratique formé des commandants des trois armes et de la police, qui a abrogé la Constitution, décrété une loi martiale aux contours mal définis, dissous le gouvernement et pris tous les pouvoirs. Depuis cette date, plusieurs Premiers ministres se sont succédé, et l'instabilité est restée larvée, culminant en 2010 dans d'importantes manifestations En 2011, la sœur de Taksin, Yingluck Shinawatra, devient Premier ministre. Fin 2013, accusée d'être la marionnette politique de son frère, toujours en exil, elle est la cible de manifestations de l'opposition (urbaine et royaliste, alors que le Premier ministre est soutenue par les paysans ruraux) qui demandent sa démission, alors qu'est envisagé un projet d'amnistie pouvant faciliter le retour de Thaksin en Thaïlande. Même si des milliers de manifestants réussissent à envahir le siège du gouvernement, cette action n'est pas considérée comme une victoire politique, alors qu'une trêve a lieu pour célébrer les 86 ans du roi Bhumitbol et que l'armée refuse de prendre position. Elle décide finalement de dissoudre le Parlement et d'organiser des élections législatives anticipées, qui se tiendront le 2 février 2014. En mai 2014, le pays connaît son 12e coup d'État depuis l'instauration de la monarchie constitutionnelle en 1932. 2016 a vu la disparition du Roi RAMA IX à l’âge 88 ans et après 70 ans de règne, ce qui fait de lui le Roi ayant régné le plus longtemps au monde. Un deuil de 1 année a été décrété, deuil profondément respecté par les thaïlandais qui ont perdu le père de la Nation, respecté par tous sans distinction politique. Il fut aussi celui qui sut pendant tout son règne maintenir une unité malgré tous les coups d’état et éviter au pays de basculer dans la guerre civile. Son fils ainé lui succède et devient RAMA X #HistoiredelaThaïlande

  • LES PLUS HAUTES TOURS DE BANGKOK....A L'ABRI DES TREMBLEMENTS DE TERRE...LORS DE VOTRE CIRCUIT POUR LA THAILANDE.

    Après le tremblement de terre qui a secoué la Birmanie et à une moindre mesure la Thaïlande, beaucoup d'entre vous se posent des questions et c'est bien normal. A Bangkok, certes la terre a bougé mais modérement. Chacun d'entre vous a en mémoire l'immeuble de 30 étages en construction qui s'est effondré et dont la vidéo a tourné en boucle sur les réseaux sociaux. Cet immeuble s'est en fait effondré car, en construction, les normes les plus élémentaires n'avaient pas été respectées et peut être se serait il effondré même sans un tremblement de terre. Concernant les 2 tours les plus visitées de Bangkok, à savoir MAHANAKORN TOWER et la tour BAIYOKE, celles-ci n'ont en aucun cas été touchées par le tremblement de terre et vous ne serez en aucun cas affecté lors de votre circuit en Thaïlande si vous les visitez. La seconde, la tour BAIYOKE est déjà ancienne mais construite avec des normes strictes respectant la solidité de celle-ci et elle n'a subit aucun dommage structurel et sa visite n'a pas été interrompue. Il en est de même de la tour MAHANAKORN TOWER. Plus récente et construite par le groupe BOUYGUES, elle respecte parfaitement les normes anti sismiques. Certaines vidéos montrent des mouvements sur le sommet et un certain "balancement" de la tour, ce qui est tout à fait normal, une tour qui bouge à son sommet est une tour qui est construite anti sismique et nous en avons la preuve aujourd'hui. Dans les premiers jours qui ont suivi le tremblement de terre, nous avons informé nos clients devant venir en Thaïlande, et par mesure de précaution, d'annuler la visite de ces tours si celles-ci étaient incluses dans leur programme. A ce jour toutes les vérifications ont été faites et aucun défaut structurel n'a été décelé, les visites sont ouvertes sans aucune restriction est sans aucun danger. Nous remettons donc ces visites au programme sans aucune crainte ni restriction. Les risques sismiques existent partout dans le monde. En 1356 la ville de Bâle en Suisse fut détruite par un tremblement qui toucha également l'Alsace, et la région de Nice est également largement à risque. En Italie de nombreuses régions sont concernées par des séismes fréquents et parfois de forte intensité. La Thaïlande est très peu touchée et très rarement. Donc, n'ayez aucune crainte et venez visiter ce beau pays sans vous soucier d'un séisme qui puisse perturber votre séjour...

  • CIRCUIT POUR LA THAILANDE COMMENT CHOISIR UNE AGENCE

    AGENCE LOCALE OU AGENCE EN FRANCE ? La question mérite d’être posée. Pour organiser votre circuit pour la Thailande, le choix d’une agence en France peut avoir un intérêt dans le sens où celle-ci peut vous apporter conseils et sécurité, à condition que celle-ci soit en relation directe avec une agence locale sérieuse avec laquelle elle travaille en confiance et depuis longtemps. L’intérêt est effectivement la sécurité dans la mesure où vous êtes protégé par la Loi française mais ceci ne vous garanti pas néanmoins que l’agence sur place répondra en tous points à vos désirs et vous n’aurez pas le moyen de vérifier car votre interlocuteur sera en France et non pas en Thaïlande. L’inconvénient est que le prix peut être plus élevé puisque l’agence en France intégrera bien sûr sa marge et il y aura un intermédiaire de plus. UNE AGENCE LOCALE QU’EST-CE QUE C’EST ? La question parait évidente mais la réponse n’est pas aussi simple. En effet beaucoup d’agences se disent locales mais sont en fait basées dans un autre pays. L’ agence locale en Thaïlande sera physiquement basée en Thaïlande avec une vraie adresse et un n° de téléphone local. Si l’agence est une agence francophone en Thaïlande on vous répondra en français. LES POINTS IMPORTANTS A VÉRIFIER POUR UN VOYAGE A LA CARTE 1) Avoir un premier contact par téléphone Lors d’une demande de devis une agence sérieuse devra vous demander de vous appeler pour avoir un premier contact avec vous. C’est en effet nécessaire car pour pouvoir vous faire une offre qui corresponde parfaitement à vos souhaits il est indispensable d’en parler car de nombreux paramètres rentrent en ligne de compte dont par exemple : -Quels sont vos centres d’intérêt (êtes vous « culturel », « nature et populations locales », trek et randonnée, shopping, histoire, temples, marchés, balnéaire avec snorkeling, plongée, plage seulement…etc) -Quels mode d’hébergement aimeriez vous (luxe, confortable, simple…) et dans quel esprit. -Quel est le budget maximum par personne. -Quel rythme aimeriez vous (intense, moyen, tranquille) et voulez vous des journées libres dans certains endroits -Quelle est la forme physique des participants et est ce que certains ont des problèmes de santé Le premier contact téléphonique permet au voyageur d’avoir déjà une première idée du sérieux de l’agence au travers de cette première discussion car c’est l’occasion de poser des questions. Une agence qui ne vous proposera pas de vous appeler vous enverra un circuit type qui ne correspondra que rarement à vos attentes. 2) Est-ce que l’agence a un site internet C’est important car vous n’avez pas la possibilité de vous déplacer à l’agence. Un site bien fait, simple et avec beaucoup d’informations donne une idée positive et une première bonne impression. Vous pouvez aussi regarder sur Google ce qui ressort en tapant le nom du site et ainsi vous aurez aussi la possibilité de voir comment l’agence est référencée, où est ce que l’on parle d’elle, où est ce que l’on peut trouver des avis (guide du routard, petit fûté, articles médias etc…) 3) Les informations importantes et pour certaines obligatoires visibles sur le site Une agence de voyage en Thaïlande doit obligatoirement faire figurer sur son site les éléments suivants : -Son adresse complète et exacte -Son ou ses n° de téléphone -Son ou ses adresses email -Son n° de licence (la copie de celle-ci est encore mieux) -Les informations légales dont notamment les Conditions Générales de Vente (CGV) Ce n’est pas obligatoire mais la référence de sa police d’assurance est aussi un gage de sérieux et une garantie pour vous. Si vous avez le moindre doute vous pouvez contacter le T.A.T (Tourism Authority of Thailand) et indiquer le n° de licence pour vous faire confirmer que l’agence est bien réelle et enregistrée (https://www.tourismthailand.org/home) 4) Voir si vous trouvez quelques témoignages de voyageurs ayant pratiqué cette agence C’est important car ça vous donnera une idée du degré de satisfaction des clients (ou d’insatisfaction) et pourquoi, même si l’on doit prendre ce critère avec un certain recul car il y a sur internet des faux avis (en bien ou en mal) et certains sites de voyage ne font malheureusement pas assez de contrôles. 5) Demander les modalités de paiement Normalement l’agence doit vous proposer un échéancier et plus votre date de départ est éloignée plus le fractionnement sera important. Si votre voyage est à 12 mois par exemple, il est classique d’avoir 4 échéances, si celui-ci est à 6 mois il peut y en avoir 3 et à moins de 6 mois 2 échéances (c’est un ordre d’idée). Une demande de paiement de 80% à la réservation peut être considérée comme suspecte. Quels moyens de paiement vous propose t-on ? Une agence sérieuse doit être en mesure de vous proposer un paiement par transfert bancaire sur un compte en Thaïlande en Thaï Bahts ou sur un compte en Europe en Euros (ce qui vous évitera les frais de transfert internationaux). On doit aussi, même si ce n’est pas une obligation, pouvoir vous proposer un paiement par carte bancaire. Même si celui-ci entraîne des frais de l'ordre de 3 à 4%, ça peut être intéressant pour bénéficier de l'assurance annulation proposée par la carte bancaire. On fuira évidemment les agences qui vous demanderont un paiement par western union (très gros risque de fausse agence…) 6) La qualité du devis Le devis que vous recevrez est aussi souvent le reflet du sérieux d’une agence, ainsi que le délai de réception après votre 1er contact par téléphone. En effet recevoir un devis 15j ou 3 semaines plus tard est un délai anormalement long qui peut laisser présager une réactivité faible de l’agence à vos demandes. Le devis doit être complet, détaillé et si possible largement imagé de manière à ce que le programme soit pour vous clair et précis et vous permette de juger de la qualité du circuit et de son adéquation avec vos souhaits. Egalement, l’agence ne doit pas rechigner à adapter avec vous votre circuit, 2, 3 , 4 ou 5 fois si il le faut. 7) Les documents demandés Après votre confirmation l’agence doit vous demander au moins 3 choses : •La copie des passeports de tous les participants : ceci permet de vérifier la validité des passeports et d’avoir l’identité exacte des voyageurs pour permettre de prendre les billets d’avion pour les vols internes. •La copie de vos billets de vols internationaux (pour confirmation et vérification avant déclaration aux autorités) •La copie de vos attestations d’assurance : l’assurance est importante et même si celle-ci n’est pour le moment pas encore obligatoire elle va le devenir bientôt. Une agence sérieuse prendra la précaution de vous en parler et vous proposer des solutions. 8) Les prestations proposées, les prix et surtout leur évolution à 1 an Toutes les agences proposent plus ou moins les mêmes prestations mais néanmoins ne pas se laisser convaincre par de fausses promesses ou des prestations un peu « déguisées ». On peut par exemple vous proposer les déjeuners systématiquement inclus. C’est à mon avis une mauvaise idée car vous n’aurez pas le choix de déjeuner où vous le souhaitez et vous avez beaucoup de chances de tomber systématiquement dans les petits restaurants locaux qui ne seront pas toujours à votre goût. En Thaïlande vous mangez pour 5 euros par repas donc avoir les déjeuner inclus sur un circuit (par exemple) de 10 jours ne vous fera pas faire une économie bien au contraire. Les déjeuners inclus dans certaines excursions est une chose normale mais systématiquement, tous les jours beaucoup moins. Se méfier également de ce qu’il en est réellement quand on vous dit accompagnement par un guide francophone. En effet derrière cette promesse il y a 2 inconvénients que l’on peut rencontrer : •La présence seulement partielle du ou de la guide. Ainsi le 1er jour ce sera un chauffeur qui viendra vous chercher à l’aéroport et non pas le guide. Le chauffeur ne parlant qu’un anglais modéré vous ne pourrez pas poser trop de questions. Le 1er jour n'est pas en soi important si vous voulez uniquement vous reposer mais si des visites sont prévues le guide sera nécessaire. Tout ceci dépend bien sûr également de votre heure d'arrivée. Il peut au travers du circuit y avoir ainsi plusieurs jours où vous n’aurez pas de guide mais uniquement le chauffeur. Il en sera ainsi souvent pour le dernier jour où le chauffeur assurera seul le service. •La multiplication des guides : vous pouvez ainsi avoir un guide à Bangkok, un 2e dans le nord et un 3e dans le sud. Certes cela peut se gérer mais c’est souvent ennuyeux de toujours changer de guide. Le fait de n’avoir un guide que la moitié du temps fait baisser le prix certes mais est ce cela que vous souhaitez ? Si vous avez choisi un voyage accompagné c’est justement pour être accompagné…sauf peut être si vous terminez votre circuit par quelques jours de repos en balnéaire et ne faites que vous reposer, auquel cas un guide ne sera pas forcément nécessaire. Pour rester dans le sujet des prix il faut également rester prudent sur l’évolution de ceux-ci au fil du temps. En effet, la monnaie locale, le Baht, ne cesse d’évoluer. En août 2019, avant la crise du Covid 19, le baht avait atteint des sommets, s'échangeant à 34,11 pour 1 euro. 18 mois auparavant il était à 38,20 et aujourd'hui, en Avril 2024 il est à 39.25. Ajoutez à cela une inflation qui, même si elle est faible est néanmoins présente (surtout si l’on considère que certaines taxes ou participations financières divers ne sont pas prises en compte). Le prix que l'on vous proposera peut donc varier, à la hausse ou à la baisse dans sa configuration en euros, en raison uniquement du taux de change. Les taux de marge des agences sont assez faibles comparés à d’autres activités donc le levier sur la marge pour faire baisser le prix proposé est faible, ce qui signifie que si l’on veut rester au même prix il faut nécessairement baisser les prestations et la qualité du service offert. En conclusion, dans le cas d'un baht dont la valeur a augmenté dans les 12 à 18 mois, essayez de regarder l’évolution des prix d’une agence sur ces mêmes périodes. Si le prix a augmenté cela veut vraisemblablement dire que les prestations sont restées les mêmes. Si le prix reste invariablement le même ou pire baisse il y a fort à parier que les prestations ont elles aussi baissé, à moins qu’à l’origine la marge était suffisamment grande pour se permettre de ne jouer que sur elle mais j’en doute car les marges sont assez faibles généralement et en tous les cas pas suffisamment fortes pour jouer le rôle de tampon à elles seules même pour ceux qui sont dans la moyenne haute. Exemple : pour un voyage à 1500 € par personne, avec un baht à 38,11, le budget était en bahts de 57165 bahts. Une marge brute de 10% représentait 5197 Bahts. Le même voyage avec une hausse du baht et l’inflation est de 1689,75 € avec un baht à 34,11 Si le prix reste le même cela signifie que l’agence va percevoir 51165 bahts soit 6000 bahts de moins, ce qui est supérieure à la marge de 10% Même si la marge était de 20% (ce qui est plutôt haut), celle-ci aurait été de 9527,5 bahts, ce qui veut dire qu’en gardant le même prix l’agence aurait diminué sa marge à 3527,5 bahts soit près de 63% ce que je ne crois aucunement… En conclusion, essayez de voir l’évolution des prix et regardez de près les prestations, surtout si les prix n’ont pas bougé, ceci peut vous éviter des surprises. Un hôtel les pieds dans l’eau mais sans piscine et proche d’un égout se jetant dans la mer est moins cher que le même hôtel loin de la pollution et avec une belle piscine…ce qui peut permettre de baisser les coûts et donc proposer un voyage moins cher. LES FAUSSES AGENCES ET LES FAUX GUIDES Il ne faut pas voir le loup partout comme on dit mais ce point doit être signalé car cela existe. Aujourd’hui avec internet on peut construire un site très simple rapidement et le mettre en ligne encore plus rapidement. Faire une fausse licence en copiant une licence existante sur un autre site est également facile avec un simple logiciel de retouche photo. Vous pouvez ainsi acheter un voyage et ne jamais voir personne à votre arrivée… c’est malheureusement arrivé ! Il y a aussi les faux guides. Sur place quelqu’un vous attendra et vous aurez peut être la chance de faire votre voyage sans problème mais vous prenez un gros risque de voir votre guide se faire contrôler par la police et dans ce cas là, au mieux vous n’aurez plus de guide et au pire vous serez inquiété pour complicité et devrez payer une amende importante. Les contrôles sont de plus en plus fréquents par la police en civil qui est très bien formée pour les détecter surtout dans les endroits hautement touristiques. Votre guide doit avoir sa carte officielle autour du cou et vous pouvez facilement la contrôler. A savoir, et c’est important, que le métier de guide est exclusivement réservé aux Thaïlandais, donc si votre guide francophone n’est visiblement pas thaïlandais vous savez déjà que ce n’est pas un vrai guide… Si vous avez suivi les recommandations données dans les pages précédentes vous ne pourrez pas tomber sur de fausses agences ou de faux guides, d’où l’importance de bien prendre le temps de votre analyse. Le prix qui vous sera proposé est également un critère important car même si il y a des différences, celles-ci ne sont pas de 50%... Un prix anormalement bas n’est pas forcément une bonne affaire et peut laisser suspecter une fausse agence. A FAIRE ET NE PAS FAIRE POUR TROUVER UNE AGENCE LOCALE A faire Vous avez différents moyens pour trouver votre agence. Ce peut être le bouche à oreille au travers de votre réseau d’amis ou de connaissances qui connaissent l’agence. Ce peut être au travers de publicités dans les médias Ce peut être, et c’est certainement le plus courant, au travers d’une recherche sur internet et dans ce cas là référez vous à ce que nous avons développé précédemment pour chasser la meilleure agence. A ne pas faire Soucieux de trouver la meilleure agence et pressé d’avoir des offres on peut être tenté de multiplier à outrance les demandes. Ceci n’est pas une bonne méthode car elle présente plusieurs inconvénients et problèmes : •Tout d’abord votre discours au travers de votre demande sera très vite répertorié comme présentant peu d’intérêt et vous risquez d’être classé parmi les « pêcheurs de service », c’est-à-dire ceux qui cherchent partout et tous azimuts. •En multipliant le nombre de demandes vous allez rapidement être perdu parmi les réponses et vous aurez du mal à faire le tri, entre l’envie de prendre le moins cher et la crainte de prendre aussi le plus mauvais. •Vous aurez moins de temps à consacrer à une étude sérieuse de fiabilité des agences car ça prend du temps et en multipliant le nombre d’agences vous multipliez aussi le temps passé. •Ne pas poster votre demande sur tous les sites pouvant proposer de vous mettre en rapport avec des agences locales car encore une fois vous serez vite repéré et les agences ne prendront pas en compte votre demande ou la traiteront par « politesse » mais sans conviction. •Ne pas essayer de demander des détails que les agences ne voudront pas forcément vous donner et en faire un critère de sélection. Parmi ceux-ci il y a notamment le nom des hôtels. Les agences n’aiment pas communiquer en amont sur le nom des hôtels avant d’avoir une quasi certitude de votre réservation. Pourquoi ? Parce que tout d’abord les agences ne sont jamais certaines qu’il y aura encore des chambres de libres quand vous confirmerez. Ensuite, les agences savent que parmi les demandes il y a les chasseurs d’infos… c’est-à-dire ceux qui font travailler les agences, demandent tous les détails et ensuite soit font leur voyage eux-mêmes (ils n’avaient au départ aucunement l’intention d’avoir à faire à une agence) ou redistribue votre offre partout pour chercher le meilleur prix. MES CONSEILS 1) Réserver votre voyage le plus en amont possible La Thaïlande est un des pays les plus visité et les plus touristique au monde et les meilleures agences sont souvent complètes entre 6 et 12 mois à l’avance sur les périodes de haute saison. Plus vous vous y prendrez tôt plus vous aurez de choix et meilleurs seront les prix. Si vous trouvez des offres alléchantes 1 mois avant votre départ, attention à la qualité et à la fiabilité (je ne dis pas que ce n’est pas possible mais attire votre attention sur la nécessité de contrôler encore plus en détail). 2) Prévoyez du temps pour faire vos recherches Comme vous avez pu le voir précédemment il faut du temps pour tout contrôler et ce temps ne doit ni être sous estimé ni réduit. 3) Ne choisissez pas plus de 4 agences Comme nous l’avons vu, demander à 10 ou 15 agences ne sert à rien bien au contraire. Concentrez vos recherches pour sélectionner 3 ou 4 agences qui vous semblent les meilleures et vous trouverez votre bonheur, économiserez du temps et augmenterez considérablement votre taux de réussite. C’est un peu comme quand vous voulez acheter une maison ou un appartement, en général vous allez voir les annonces et si l’agence vous parait sérieuse vous demandez et expliquez ce que vous recherchez mais généralement vous ne faites pas la démarches auprès de 15 agences… Pour un voyage à la carte c’est un peu pareil. 4) Ne pas laisser trop de temps entre votre choix et votre confirmation Si vous avez choisi votre agence, confirmez rapidement car vous éviterez la désillusion de vous entendre dire qu’il n’y a plus de place… Beaucoup de voyageurs croient que les agences en Thaïlande disent qu’il faut aller vite car tout se remplit très vite ceci pour presser le client à acheter. Il n’en est rien, ou du moins ce n'est pas une généralité, car les agences en Thaïlande ont la chance de toujours remplir (sauf les mauvaises…) et si elles disent qu’il faut aller vite c’est parce que c’est vrai. 5) Si vous le pouvez prenez votre billet d’avion après le choix de l’agence et non pas avant En effet si vous prenez votre billet pour la Thaïlande avant de contacter les agences vous allez leur imposer des dates non flexibles ce qui risque de vous priver de très bonnes agences pour parfois 1 ou 2 jours de décalage. Choisissez votre agence et une fois le circuit validé, prenez vos billets dans la foulée, ce sera beaucoup plus simple. CONCLUSION Nous n’avons pas voulu ici être exhaustif et il peut y avoir encore bien d’autres points que nous n’avons pas souligné mais si nous avons pu vous donner quelques clés c’est le principal et notre but… Bon voyage en Thaïlande ! Nous pouvons répondre à d'autres questions que vous pourriez vous poser, n'hésitez pas à nous contacter.

  • LE JASMIN, CETTE FLEUR PLEINE DE MYSTÈRE ET DE VERTUS...

    Qui ne connait pas cette fleur si parfumée et que l’on trouve largement dans les pays d’Asie et notamment en Thaïlande. La culture est facile mais il faut être un peu patient pour avoir des fleurs, parfois 3 ou 4 ans et compter 6 à 7 ans pour que l’arbuste donne son plein rendement de fleurs. Une signification particulière en Thaïlande Le jasmin est ici symbole de l’amour maternel et du respect. Ainsi, pour la fête des mères les enfants offrent une guirlande de jasmin à leur mère en se mettant à genoux devant elle, et ce quel que soit l’âge… Le jasmin est également utilisé pour réaliser des guirlandes où la fleur est mélangée à d’autres. Ces guirlandes que l’on appelle « Phuang Malai » sont vendues sur les marchés ou dans la rue mais aussi et peut être surtout par des vendeurs qui se postent aux carrefours et aux feux tricolores arborant leurs guirlandes en passant entre les voitures quand celles-ci sont à l’arrêt. La guirlande achetée, après un « waï » en tenant la guirlande (salut les deux mains jointes portées à hauteur du front), celle-ci est accrochée au rétroviseur ou au guidon de la moto. On place aussi ces guirlandes sur les maisons des esprits où celles-ci par leur odeur sont censées empêcher les esprits de rentrer dans la maison. De même on pourra offrir des guirlandes lorsque l’on se rend au temple. On accrochera aussi une petite guirlande de jasmin aux photos des défunts, en signe de respect et de souvenir. Il est également de bon ton de planter un jasmin face et près de la fenêtre des chambres où son odeur qui se diffuse la nuit aura un effet calmant. Les vertus du jasmin Outre son parfum et sa signification particulière le jasmin est une plante qui a aussi de multiples vertus. Le jasmin officinal a des propriétés calmantes et sédatives mais c’est aussi un anti dépresseur, un spasmolytique et un antiseptique. Ainsi, une tisane ou un thé de jasmin officinal apaise les tensions et calme les nerfs (utilisé dans les cas d’insomnie l’effet est réel). On l’utilisera aussi en application directe pour désinfecter les plaies et également pour faire des massages où le jasmin calme les crampes, y compris les crampes intestinales. Le riz au jasmin Contrairement à ce que croient certains le riz au jasmin n’est pas un riz parfumé au jasmin mais une variété de riz. En Thaïlande on le trouvera dans la région d’Ayutthaya et dans la province de Surin, près du Cambodge où l’eau du Mékong lui donne une odeur particulière rappelant celle du jasmin d’où le nom de ce riz. C’est un riz à long grain très savoureux et hautement apprécié. Le thé au jasmin Qui ne connait pas le thé au jasmin. Contrairement au riz au jasmin qui n’est pas parfumé avec du jasmin mais est une sorte d’appellation, le thé au jasmin est lui bel et bien parfumé avec du jasmin. On utilise un thé vert ou blanc auquel on ajoute des fleurs de jasmin. Les boutons de fleurs de jasmin sont cueillis tôt le matin et sont entreposés au frais jusqu’au soir. Le soir, quand la fleur commence à s’ouvrir le thé est mélangé aux fleurs pour la nuit. Le jasmin va ainsi imprégner les feuilles de thé de son parfum. Cet opération sera répétée 6 ou è fois ce qui explique que le thé au jasmin soit plus cher car ce n’est pas une mince affaire que de récolter les fleurs 6 ou 7 fois et procéder à l’opération de mélange autant de fois. Conclusion Peut-être qu’avec tout ça vous ne regarderez plus le jasmin de la même manière et que vous en apprécierez que plus son odeur et ses vertus en respectant cette fleur « magique » bienfait de la nature…

  • LE DELAI D'ATTENTE POUR PASSER LE CONTRÔLE IMMIGRATION A L'AEROPORT DE BANGKOK...

    La Thaïlande est un peu victime de son succès et l'augmentation du nombre de visiteurs se traduit aussi par une augmentation du délai d'attente à l'immigration (qu'on nomme aussi douane)... En fait ce délai est variable, il dépend des jours et des heures et il n'y a pas vraiment de vérité. Pour autant prévoyez large (surtout si vous devez prendre un vol domestique après le passage de l'immigration) c'est à dire : - 30mn de retard de votre avion - 30 mn une fois l'avion arrêté et votre arrivée à l'immigration - 45 à 90mn pour passer l'immigration Si vous devez reprendre un autre vol domestique prévoyez entre 30mn et 1h pour faire votre chek in (il y a très souvent la queue avec des groupes importants de chinois...) Il vous faut ensuite compter 30mn pour passer le contrôle embarquement et gagner votre porte. Le stricte minimum si votre avion est à l'heure est entre 2h et 2h30 mais ceci sans aucun retard...prévoyez plutôt plus large. Astuce : Il y a 2 entrées immigrations. Selon la porte d'arrivée l'immigration sera à votre droite ou a votre gauche. Entre les deux il y a la sortie V.I.P Si vous voyez que la queue est longue là où vous arrivez, allez voir sur l'autre entrée, elle est tout près et souvent il y a la queue à l'un mais pas à l'autre car les gros avions n'arrivent que rarement en même temps... Egalement, si votre vol domestique est trop rapproché pour que vous puissiez l'avoir et que votre destination est un aéroport international (Chiang Mai, Phuket, Udon Thani etc...), demandez à une hôtesse de vous faire éviter la douane et aller directement prendre votre vol, elle vous accompagnera et vous fera passer, vous ferez votre passage à l'immigration à votre arrivée et ce sera beaucoup plus court en attente... Vous n'attendrez jamais vos valises car quand vous aurez passé l'immigration il y aura déjà un bon moment qu'elles tourneront en boucle sur le tapis... Si on vous attend à la sortie, en générale c'est toujours à la porte n°3. Quand vous sortez du hall où vous avez récupéré vos bagages vous verrez en face vous les portes de sortie, remontez jusqu'à la porte 3 c'est tout droit....très simple. Bon voyage en Thaïlande !

  • LE LATEX L'OR BLANC DE THAÏLANDE

    Quand on vient en Thaïlande et qu’on se promène dans la nature on rencontre très souvent des hévéas, l’arbre qui produit le latex. Comme on ne connait pas cet arbre en Europe on ne le remarque souvent pas si l’on n’y prend pas garde. L’arbre en lui-même n’est pas très beau avec son tronc élancé mais pas très gros et son feuillage malingre qui donne souvent l’impression que l’arbre est malade (ce qui n’est pas le cas). L’œil peut être juste attiré par ces plantations d’arbres très géométriques avec des alignements parfaits qui font dire que l’on n’est pas dans une forêt naturelle mais dans une plantation. On peut en rencontrer aussi bien dans le nord que dans le sud. L’arbre et l’histoire L'Hevea bresiliensis, originaire d'Amazonie est un arbre qui peut atteindre 30m. Le latex est connu depuis des temps très anciens puisque les Aztèques et les Mayas s’en servaient déjà pour confectionner des balles ou imperméabiliser leurs vêtements. C’est au 19e s que la production a flambé quand les progrès de la chimie ont permis d’utiliser le latex sous sa forme transformée, le caoutchouc. A cette époque les débouchés ont alors été très nombreux, de la chaussure en passant par les pneumatiques et les utilisations médicales. Aujourd'hui le latex naturel est moins répandu que le synthétique mais reste encore très utilisé car il offre certaines caractéristiques plus performantes que le caoutchouc synthétique. A savoir que la Thaïlande est le premier producteur au monde de latex avec ses plus de 2 millions d’hectares plantés et 4,5 millions de tonnes récoltées. La production thaïlandaise représente 1/3 de la production mondiale. Auparavant le Brésil était un très gros producteur de latex mais cette culture a quasiment disparu à cause de la présence d’un champignon pathogène qui a détruit toutes les cultures d’hévéas. L’ île de Koh Lanta est réputée pour son tourisme mais il y a également beaucoup d’hévéas dans le centre de l’île et vous pouvez très facilement en voir et même rencontrer les fermiers qui s’en occupent et seront ravis de vous expliquer toutes les particularités de cette culture. La culture de l’hévéa demande assez peu de soins si ce n’est de nettoyer le pied des arbres pour éviter qu’ils soient étouffés par les mauvaises herbes ce qui freinerait leur croissance. Il faut malgré tout être patient car une fois planté l’arbre ne sera exploitable qu’après 5 à 7 ans… La récolte La récolte se fait en faisant une saignée profonde dans l’écorce et en laissant le précieux liquide se déverser dans une demi noix de coco (ou un récipient en plastique qui aujourd’hui le plus souvent utilisé). Le liquide est blanc et coagule assez vite au contact de l’air. L’odeur n’est pas agréable rappelant un peu le lisier. La saignée se fait en diagonale sur la moitié de la circonférence du tronc, en partant du bas et en remontant jusqu’en haut de l’arbre. On peut répéter l’opération tous les deux jours et tous les 4 ou 5 ans on change de côté et on incise la deuxième partie de la circonférence de l’arbre laissant ainsi le temps à la première partie de se régénérer. L’arbre peut ainsi produire du latex pendant une cinquantaine d’année avant d’être arraché. A noter que le latex n'est pas la sève de l'arbre mais un liquide séparé circulant dans des canaux distincts et servant de défense en permettant la cicatrisation des plaies, tout comme la résine des conifères. A savoir aussi qu’on ne récolte pas le latex à la saison des pluies car celui-ci serait dilué dans l’eau et serait de bien moindre qualité. Auparavant jusqu’à il y a quelques années les producteurs passaient les demi boules de latex dans un laminoir et vendaient ainsi des plaques qui leur étaient acheté plus cher mais depuis la baisse des cours l’écart de prix est minime et on ne rencontre pratiquement plus cette pratique sauf chez les transformateurs. L’utilisation du latex est pour environ 70% pour l’industrie pneumatique, le reste se répartissant dans des utilisations diverses dont le milieu médical pour une forte proportion. Il faut savoir aussi que la production de latex est assurée pour environ 93% par de petites plantations familiales et non par de gros producteurs. La transformation du latex La plupart des exploitations ne font pas la transformation et celle-ci se fait soit sur des sites importants soit dans de petites unités artisanales. Il y a plusieurs phases dans la transformation du latex. 1) On mélange le latex avec de l’eau et de l’acide formique (en gros 1,5 l d’eau et 200 ml d’acide formique pour 15 l de latex). On laisse reposer le mélange pendant une heure. 2) Le « crêpage » qui consiste à transformer les blocs encore gorgés d’eau en crêpe d’un kilo. Cette opération est réalisation au moyen d’un gros rouleau puis ensuite par calandrage. 3) Le séchage qui consiste à laisser égoutter et sécher ces crêpes une journée au soleil puis un mois dans un séchoir. La situation de crise du latex Aujourd’hui la guerre commerciale entre les Etas Unis et la Chine a fait chuter considérablement les cours. Les petits producteurs qui représentent 93% de la production ont beaucoup de mal à survivre et ne payent plus aussi bien leurs salariés. Beaucoup, face à cette situation abandonnent leur travail pour aller dans les villes travailler dans les usines où ils sont mieux payés pour un travail moins pénible ce qui entraîne une vraie pénurie de main d’œuvre. Effectivement le latex se récolte principalement la nuit où aux heures les plus fraîches il coagule moins vite ce qui accroît encore la pénibilité sans compter que les ouvriers travaillent entre 12 et 15h par jour 6j/7. Aujourd’hui un kilo de caoutchouc thaïlandais se vend 40 bahts (un peu plus d’un euro) sur les marchés mondiaux ce qui est cinq fois moins qu'en 2011 où les prix se situaient autour de 5 euros. Aujourd’hui le prix ne couvre plus le coût de production et entraîne les salaires vers le bas. Le phénomène de désertion des plantations pourrait prendre de l'ampleur: un million de travailleurs agricoles vivent de cette culture dans le royaume qui produit plus de 4,5 millions de tonnes par an, soit près d'un tiers de la production mondiale. Aujourd'hui, les hévéas thaïlandais produisent à plein et le marché mondial ne peut plus tout absorber. Quand les cours étaient hauts jusqu’en 2011 tout le monde a voulu planter des hévéas et aujourd’hui ceux-ci arrivent à maturité. Malheureusement les besoins mondiaux n’ont que faiblement progressé et de plus la demande chinoise diminue depuis quelques mois en raison de la guerre économique avec les Etats Unis. La Thaïlande est directement affecté puisque plus de la moitié des exportations vont en Chine. Depuis juin le prix du caoutchouc a baissé de 20% ce qui est énorme. Pour faire face aux contestations, le gouvernement Thaïlandais vient de débloquer une aide immédiate, plafonnée à un peu plus de 600 euros par plantation. Les autorités veulent aussi réduire la superficie cultivée de plus de 60.000 hectares par an d'ici à 2022 contre le versement d'une compensation de 2.600 euros par hectare coupé, d'après l'autorité thaïlandaise du caoutchouc. Ces mesures peuvent avoir un impact à très court terme mais on peut se poser la question sur du long terme car la Thaïlande étant le premier producteur de ce produit rare peut être vaudrait-il mieux dépenser l’argent à en faire sa promotion. Même les gros consommateurs comme Michelin sont inquiets car si les producteurs et transformateurs délaissent la profession il y a risque à terme d’une qualité moindre et à plus long terme d’une pénurie. Michelin achète 40% de son caoutchouc naturel en Thaïlande, l'achemine à Singapour avant de l'envoyer par cargo dans ses usines du monde entier. Il faut donc espérer qu’un équilibre pourra rapidement être trouvé pour permettre à l’or blanc de Thaïlande de continuer à briller partout dans le monde… CONTACTEZ-NOUS

  • LE RIZ EN THAÏLANDE...

    On situe son arrivée en Thaïlande il y a environ 5000 ans. Le riz est la base de l’alimentation et au fil des millénaires il a su s’imposer comme un symbole fort de richesse et de prospérité. Il a aussi très largement façonné la géographie du pays par la multitude de rizières présente sur quasiment l’ensemble du territoire. En Thaïlande nous sommes dans une société qui est majoritairement agricole et le riz représente la nourriture de base. Il est aussi très largement emprunt de traditions et de fortes croyances. C’est une plante que l’on dit sacrée et qui possède un esprit en veillant sur le pays et en le protégeant. Dans différents sites archéologiques majeurs en Thaïlande on a trouvé trace du riz plus de 3500 and avant J.C. Il continue aujourd’hui à rester le symbole de la prospérité. Un exemple s’il en faut un est la cérémonie du Labour qui se situe sur la place Sanam Luang près du Grand Palais à Bangkok , cérémonie présidée par le Roi et qui donne le coup d’envoi de la saison des récoltes. En Thaïlande 20% de la surface du pays est consacrée au riz et ceci en fait le 6e producteur au monde et un des (sinon le premier) exportateur. Le riz c’est 11,000 hectares et 27 millions de tonnes de production. Passé ces quelques généralités on se rend compte que beaucoup ne savent pas exactement comment se cultive le riz, ce qui est normal car on en cultive pas partout et particulièrement en Europe, en dehors que quelques endroits comme la Camargue en France, la culture du riz reste assez confidentielle. Nous allons essayer assez succinctement de vous en faire découvrir ici les particularités. La culture du riz Le riz est une céréale au même titre que le blé. Il est cultivé dans des carrés entourés de petits chemins en surélévation sur lesquels on peut marcher, ceci pour pouvoir marcher hors d’eau. La culture a lieu de mi-juillet à mi-décembre pour profiter de la saison des pluies car la plante à ses débuts a de grands besoins en eau. Avant la saison du repiquage on peut voir de grandes étendues de pousses très vertes dans ce que j’appelle des nursery… Dans ces parcelles le riz semé est bientôt du riz en herbe que l’on arrachera consciencieusement en bottes de plusieurs dizaines de brins qui seront destinés au repiquage. On peut cultiver le riz de 2 façons, en repiquage ou en semis. La culture en semis est très peu pratiquée car le rendement est beaucoup plus faible (on entend par culture en semis le même procédé que pour le blé). La culture en semis demande bien sûr beaucoup plus de main d’œuvre puisqu’il faut repiquer les brins un à un mais le rendement est bien supérieur puisqu’il n’y a pas de perte notamment au niveau des graines semées dont beaucoup sont mangées par les oiseaux. Le cycle de croissance est de 120 jours, ce qui veut dire qu’entre le repiquage et la récolte il s’écoule 4 mois pendant lesquels la plante croit jusqu’à sa maturité de récolte. La question que beaucoup se pose est « comment cultive t-on le riz ? » En partant du début du cycle on a d’abord une rizière sèche c’est-à-dire une rizière dont la récolte a été faite et qui ressemble à un champ de blé après les moissons. Durant quelques mois cette rizière sèche est le domaine des vaches et des buffles qui broutent ce qu’ils peuvent, à ce moment là la rizière est laissée en tranquillité. Le moment voulu vient le temps des labours. Le premier labour se fait à sec c’est-à-dire que l’on fait un labour comme en Europe, sans addition d’eau. Le labour se faisait traditionnellement avec les buffles qui tiraient la charrue. Ce mode de labour tend à se réduire de plus en plus au profit du labour en motoculteur (les Thaïlandais appelle ça le « chinese buffalo » ou buffle chinois car les engins de labour sont souvent de fabrication chinoise). A noter que le labour avec les buffles persiste surtout dans la région Issan au nord est de la Thaïlande où les buffles sont encore largement présents. Une fois le labour sec effectué la terre a été bien retournée et aérée, elle est alors prête pour le labour en eau. Comme on n’est pas forcément dans la saison des pluies (qui arrive malheureusement de plus en plus tard au fil des années) il est le plus souvent nécessaire d’irriguer les rizières. Pour cela on va chercher l’eau dans les étangs ou les rivières et avec des pompes (généralement alimentées par le Kubota de labour) on achemine l’eau dans les rizières. C’est ainsi que l’on voit souvent des tuyaux genre tuyaux de pompier traverser les routes et les chemins, protégés par quelques planches de bois et au bruit de la pompe « kubota ». Une fois la rizière en eau on peut procéder au labour en eau. Ce labour est très important car il va retourner la terre dans l’eau et ainsi préparer au mieux le terrain au repiquage. Le labour en eau étant terminé vient maintenant le temps du repiquage. Hommes et femmes (mais surtout les femmes) envahissent alors les rizières avec leurs bottes de riz en herbes pour repiquer brin après brin. C’est un travail harassant, en plein soleil et courbé toute la journée. Quand on voit les milliers d’hectares de riz on imagine combien d’heures il faut pour repiquer ce riz qui donnera dans les premières semaines de sa croissance ces immenses et merveilleuses étendues vertes si jolies. Il faut maintenant laisser le riz faire sa croissance et contrairement à ce que beaucoup croient celui-ci ne pousse pas toujours dans l’eau, ceci est vrai pour les premières semaines, ensuite il croîtra tranquillement au soleil, à la manière du blé pour développer de beaux épis qui dorent au soleil. La récolte La récolte a enfin lieu… C’est la fête car c’est la consécration d’un dur labeur et on déguste le « riz nouveau » avec son incomparable gout de noisette. Le riz est récolté souvent à la main et dans les villages en Issan on se partage parfois la batteuse ou quand celle-ci est occupée on bat à la main… En Thaïlande on dénombre de nombreuses variétés de riz et c’est pour un Européen assez compliqué de s’y retrouver au travers des nombreuses variétés. Dans la région ISSAN le riz dit collant ou « sticky rice » est une véritable institution. Ce riz est une variété spéciale qui demeure collant et que l’on mange un peu comme du pain en accompagnement des mets locaux. Contrairement à ce que croient certains ce riz n’est pas collant par rapport à la cuisson mais c’est réellement une variété de riz collant . Il est généralement servi dans des paniers en osier et chaud. Les convives se servent dans ce plat commun. Pour terminer cette rapide présentation du riz en Thaïlande (qui pourrait mériter des heures…) nous parlerons rapidement du riz au jasmin . Contrairement à ce que l’on pourrait croire ce n’est pas un riz parfumé au jasmin mais une variété de riz qui dégage un parfum que l’on rapproche du jasmin. Ce riz est cultivé dans diverses régions de Thaïlande avec notamment une belle implantation dans la région d’Ayutthaya… Quoi qu’il en soit le riz Thaïlandais, un des meilleurs du monde peut se décliner sous mille manières et considérez le comme un bienfait des dieux et un bienfait de la nature pour le plus grand plaisir de vos papilles… CONTACTEZ NOUS !

  • LE FOOTBALL EN THAÏLANDE...

    En cette période coupe du monde, faisons un petit tour d’horizon sur le football en Thaïlande. La Thaïlande est un pays où le foot est un sport très populaire et même le plus populaire des sports occidentaux. L’engouement est réel et grandissant depuis les années 90 quand le premier Ministre de l’époque, Taksin,riche industriel aujourd’hui en exil, était à la tête de Manchester United. De fait les Thaïlandais s’intéresse surtout au championnat anglais qui est diffusé dans la plupart des restaurants et bars, y compris dans les discothèques. Malgré ça la Thaïlande n’a jamais réussi de grandes choses en foot, son meilleur résultat ayant été une 3e place en coupe d’Asie en 1972. La Thaïlande est affiliée à la FIFA depuis 1925 et occupe aujourd’hui la 118e place au classement. Aucune ombre de qualification ou moindre chance de qualification en coupe du monde. Il y a pourtant en Thaïlande 130 clubs dont 35 à Bangkok. Pour autant on est étonné de ne voir que très peu de stade digne de ce nom au travers du pays, à quelques exceptions près. Il y a plusieurs raisons à cela. Tout d’abord un stade coûte cher en entretien, il faut du personnel et de plus nous sommes sous des latitudes où le climat entraîne une lutte de tous les instants pour entretenir les pelouses qui grillent facilement au soleil. Ensuite, la pauvreté des infrastructures quand elles existent, ne permet pas de réellement se projeter dans des compétitions même régionales. Enfin, même si le foot est extrêmement populaire il l’est surtout dans le suivi des matchs du championnat anglais plus que par une pratique du sport. On constate néanmoins que le nombre de supporters allant regarder les matchs ou suivant le championnat Thaïlandais à la télévision croit très rapidement, signe d’un changement durable. Le sport n°1 en termes de pratique reste la boxe Thaï qui est pratiquée partout et permet de facilement s’exprimer en ouvrant des opportunités de carrière réelles pour les meilleurs qui sont de véritables stars. Il existe néanmoins en Thaïlande quelques clubs de bonne renommée qui recrute quelques jours de classe internationale (ivoiriens, Français…) dont le club phare de Buriram. D’un point de vue général les choses sont en train de changer, le Gouvernement faisant part d’une réelle volonté d’investir dans des infrastructures pour permettre la formation. C’est une bonne chose mais le chemin est encore long car, outre les infrastructures, il faudra ensuite créer des centres de formation, recruter des formateurs et structurer l’ensemble pour grandir progressivement. Actuellement il n’y a que très peu d’écoles et celle qui existent n’en ont que le nom, proposant guère plus qu’un entrainement par semaine (à part quelques exceptions). Néanmoins la volonté est là et gageons qu’à l’avenir le pays saura se doter de vraies structures et trouver le chemin de la construction d’une équipe nationale forte qui…sait-on jamais, sera capable de se qualifier pour une coupe du monde, ce qui serait une grande première….

  • LE SYSTEME MEDICAL EN THAÏLANDE...

    Le système médical en Thaïlande est plutôt bien développé bien que différent de ce que l'on rencontre en Europe... LA MÉDECINE DE VILLE Elle est assez peu développée, surtout dans les campagnes où elle n’existe pas. On trouve en ville des cabinets libéraux mais selon les cas ils peuvent être assez rudimentaires type dispensaire ou hyper modernes auquel cas le prix peut aller du simple au quadruple. Dans les deux cas on aura à faire à des médecins de qualité ou en tout cas il n’y aura pas de disparités de compétence en fonction de la modernité de la structure. Les médecins sont bien formés, dans des universités de qualité et beaucoup ont terminé leurs études par des stages dans les pays européens. A savoir également que les médecins libéraux ne se déplacent pas et ainsi il n’est pas rare de voir arriver des patients couchés à l’arrière d’un pick up. Quand on consulte un médecin libéral celui-ci délivre lui-même les médicaments, sauf pour certains médicaments qu’il n’aurait pas mais c’est assez rare. Vous paierez donc la consultation et les médicaments dans le même package. Les médicaments sont extraits de grands bocaux en plastique et mis dans de petits sachets pour le temps exact du traitement, la posologie et les heures de prise étant indiquées sur le sachet. De ce fait on n’achète pas une boite de 50 comprimés pour en consommer finalement que 10… visiter thaïlande Quand vous arrivez chez le médecin vous serez souvent surpris par la quantité de personnels présent. Souvent deux secrétaires, une assistante, une personne qui délivre les médicaments, une qui encaisse et une femme de ménage…ici le personnel ne coûte pas cher. La première chose que l’on fera est de vous peser et de prendre votre tension, après quoi vous ferez la queue et attendrez votre tour. Ici à Nongkhai, la consultation + les médicaments revient à plus moins 400 bahts (11 euro environ). Les Thaïlandais consulte le médecin quand ça va mal car beaucoup n’ont pas les moyens et rares sont ceux qui ont une assurance qui les couvre pour la médecine libérale. voyager thailande En ce qui concerne les spécialistes ceux-ci sont quasiment inexistant en médecine libéral. Pour ce qui est des pharmacies le système est assez disparate entre les vraies et les pseudo pharmacies qui tiennent plus de l’herboristerie. Il vaut mieux se rendre dans les vraies pharmacies qui sont en générale dans les centres commerciaux, ceci à la fois pour la compétence du pharmacien et également pour ne pas se voir délivrer des médicaments de contre façon. vacance thailande Vous serez également surpris de voir que la quasi-totalité des médicaments est en vente libre et nul besoin d’ordonnance. En fonction des médicaments que vous voulez il est préférable de connaitre la mollécule car les mêmes médicaments qu’en France auront ici un nom différent. Par exemple pour le Clamoxyl (antibiotique à large spectre) vous demanderez de l’amoxyciline qui est le nom de la mollécule. voyage organisé thailande Certains médicaments existent sous le nom que nous connaissons comme le daflon, la ventoline ou l’aspirine. Pour terminer sur la médecine de ville nous citerons les dentistes qui sont en règle générale très bon et équipés comme chez nous pour leur grande majorité. circuits thailande LES HÔPITAUX ET CLINIQUES sejours thailande Là encore nous aurons différentes structures et notamment 2 : -Les hôpitaux publiques -Les hôpitaux privés (cliniques) Les hôpitaux publics : Les hôpitaux publics sont présents dans toutes les villes et on en trouve même sur de petites communes ou de petites îles (comme à Koh Kood par exemple). voyagiste thailande Ils sont en général vieillissants et certains font penser à des hôpitaux de brousse, la plupart rappelant les hôpitaux des années 60 en France. Pour autant les médecins qui pratiquent sont très compétents et en fait ce sont les mêmes que ceux qui pratiquent dans les cliniques privées. La différence sera surtout dans les équipements médicaux et le confort car si ils possèdent des chambres individuelles il y en a peu et en cas d’hospitalisation d’urgence vous devrez souvent attendre qu’une chambre se libère et passer une nuit ou deux dans le « dortoir »… Circuit voyage thailande Ce que j’appelle le dortoir est en fait une grande salle où il peut y avoir 60 lits ou plus. Ceux-ci alignés par box de 12 ou plus sur 2 rangées par box. Entre les deux rangées il y a un espace de 2 à 3m, ce qui permet aux familles d’amener la nourriture, une natte et manger au pied du lit du malade en famille. L’ambiance est assez surprenante et bon enfant, tout le monde discutant avec tout le monde et échangeant la nourriture. C’est par contre très bruyant, pas climatisé et pour le male, si il l’est vraiment, cela ne confère pas à son rétablissement rapide surtout que la famille n’a pas souvent conscience de ce qu’il peut ou non manger. Il faut savoir qu’en Thaïlande, de jour comme de nuit il y a toujours un membre de la famille qui reste au chevet du malade, c’est à la fois une coutume mais aussi une demande de l’hôpital. Dans les dortoirs les accompagnants dorment sur une natte et dans les chambres individuelles il y a un canapé… Les cliniques privées : On passe là dans un autre monde où on a plus l’impression de pénétrer dans un hôtel 5 * que dans un hôpital. Ici tout est fait pour satisfaire le client et l’aspect commercial est réellement présent et même omni présent. On peut trouver dans le hall un pianiste qui joue de la musique douce ou même comme je l’ai vu au Bangkok hospital un quatuor à cordes. A votre arrivée en voiture juste devant la porte, on vous ouvre la porte de la voiture et on porte votre sac jusqu’à l’accueil. Pas d’attente ou très peu concernant les formalités administratives, la prise en charge du patient est immédiate. Les médecins et tout le personnel sont aux petits soins, vous êtes « le client ». Les équipements sont tous ultra moderne, tout est rutilant. Votre chambre fera souvent plus de 30m² et vous aurez la télévision grand écran avec toutes les chaînes satellite, la climatisation bien sûr, un lit pour l’accompagnant, souvent une terrasse, le téléphone etc… Dans certaines cliniques, selon votre état vous pourrez avoir une infirmière dédiée qui restera dans la chambre et même si ce n’est pas le cas il ne se passera jamais plus de deux heures sans être visité. Au niveau des repas ce sera très souvent « à la carte » et vous pourrez choisir selon un menu très bien élaboré. Au rez de chaussée, des boutiques, un restaurant, distributeur de billets bien sûr, coiffeur, salons de repos et autres commodités pour le malade et les accompagnants. Evidemment le prix n’est pas le même… Il serait trop de citer tous les établissements privés en sachant que le plus célèbre est le Bangkok Hospital présent dans toute la Thaïlande. A savoir également que la Thaïlande est une des destinations les plus prisées au monde en matière de tourisme médical. Si sa réputation en terme de chirurgie esthétique n’est plus à faire, c’est aussi de plus en plus une destination pour d’autres chirurgies et notamment orthopédique. Beaucoup d’européens et notamment de Français viennent de plus en plus nombreux chaque année se faire poser une prothèse de hanche ou de genoux. Ils sont pris en charge par leurs assurances, les soins sont parfaits et le confort inégalé par rapport à l’Europe avec le privilège de pouvoir se rééduquer au soleil….

  • LA PLONGEE ET LE SNORKELING EN THAÏLANDE...

    C’est un sujet qui intéresse beaucoup tant la réputation de la Thaïlande sur la beauté de ses fonds marins a fait le tour de la planète. LA PLONGEE Qui peut plonger en Thaïlande ? Tout le monde peut plonger et jusqu’à un âge avancé pourvu que l’on soit en bonne santé. Même si vous n’avez jamais plongé vous pourrez passer votre baptême et faire vos premiers pas dans ce monde merveilleux et parfois mystérieux. A quelle période peut-on plonger et où ? La meilleure période dépend de l’endroit où vous voulez plonger. Dans le golfe de Thaïlande (la partie entre la région de Phuket le Cambodge pour ceux qui ne situerait pas) on peut plonger toute l’année car le climat s’y prête et la mer est calme la plupart du temps. On citera parmi les plus beaux sites de plongée Koh Tao et Koh Phan Ngan qui sont réputés avec des spots mondialement connus. On n’oubliera pas non plus Koh Chang, moins connue avec pourtant de très beaux spots dans ses environs. A signaler toutefois qu’il est préférable d’éviter Koh Chang de Novembre à Mai à cause d’une mer très souvent agitée. Beaucoup cite Koh Samui mais il faut apporter une précision dans le sens où Koh Samui ne possède pas de spots de plongée , les fonds qui l’entourent sont très peu profonds mais est la base et le départ de journées de plongée sur notamment Koh Tao. Résider à Koh Samui permet en outre de résider sur une île avec de nombreuses infrastructures et animations ainsi que de belles plages ce qui peut donner un bon compromis entre ceux qui plongent et ceux qui ne plongent pas pour satisfaire l’ensemble d’un groupe d’amis ou famille. Si l’on veut plonger du côté Andaman (la mer à l’ouest de Phuket) la période de plongée se situe de décembre à avril. De juin à septembre c’est la période de mousso n et d’octobre à décembre on connait de très fréquentes et fortes pluies. Ces périodes ne sont pas favorables car vous risquez des tempêtes avec impossibilité de sortir en mer et entre deux la visibilité sous l’eau ne sera pas optimale. De ce côté Andaman, en choisissant la bonne saison vous aurez l’assurance de faire des plongées absolument merveilleuses parmi les plus connues et les plus réputées d’Asie du Sud Est. Comment plonger ? Pour plonger c’est très simple, il suffit juste de vous rendre soit à Phuket ou Khao Lak, Koh Samui, Koh Tao, Koh Phan Ngan, Koh Lanta ou Koh Chang et vous n’aurez que l’embarras du choix pour choisir votre club de plongée (il y a encore d’autres îles mais ce sont les principales). En règle générale vous n’aurez pas de problèmes de sérieux ou de sécurité car c’est une activité très contrôlée et technique de sorte que ceux qui dirigent ces clubs connaissent parfaitement les règles à appliquer. A signaler également qu’un gros pourcentage de ces clubs ont été créés et sont dirigés par des européens dont pas mal de Français ce qui peut être un avantage si on ne parle pas anglais. Les formules Vous trouverez de nombreuses formules pour plonger, bien moins chères qu’en Europe et allant de 7 à 12.000 bahts pour une formule 10 plongées (185 à 315 euros). A la journée vous trouverez des formules aux alentours de 2500 bahts (65 euros). Pour les débutants je conseillerais Koh Tao qui présente une variété de fonds permettant de s’initier facilement à la plongée tout en profitant dès la première fois d’un spectacle sous-marin intéressant. Il existe aussi à Khao Lak des formules croisières de plusieurs jours qui vous permettront d’être hébergés sur le bateau et plonger plus librement chaque jour (ces formules n’existent pas dans le golfe de Thaïlande). Ces croisières vous permettront notamment d’aller plonger vers des sites merveilleux dans les archipels de Surin et des îles Similan avec le fameux Richelieu Rock notamment, qui fut découvert à l’époque par le Commandant Cousteau. La sécurité La sécurité doit être totale car la plongée n’est pas un sport que l’on pratique sans être bien entouré. La sécurité passe par une grande écoute de celui qui va plonger auprès de son ou ses moniteurs, la sécurité du matériel bien sûr et également une grande humilité face à la mer entrainant une acceptation totale de ses caprices et de ne pas sortir quand la météo ne s’y prête pas. Un des problèmes majeurs en plongée est bien sûr l’accident de décompression. Celui-ci est traité dans des centres spécialisés qui possèdent un ou des caissons de recompression hyperbares. Ils sont peu nombreux en Thaïlande mais présents néanmoins à Bangkok, Koh Samui, Pattaya et Phuket avec une chambre d’urgence à Koh Tao. LE SNORKELING Le snorkeling peut se pratiquer là où l’on pratique la plongée mais également sur d’autres sites. Parmi les meilleurs (la liste n’est pas exhaustive) on peut citer Trang, Koh Tao, Koh Phan Ngan, Koh Phi Phi et Koh Chang (avec ma préférence pour Koh Phi Phi Don). Vous n’avez aucunement besoin d’apporter votre matériel, l’ensemble palmes, masque et tuba vous sera loué à la journée aux environ de 200 bahts (un peu plus de 5 euros). Le snorkeling, à quelques exceptions près, ne se pratiquant pas près des côtes vous devrez prendre un bateau. Vous avez le choix entre les sorties de groupes ou en individuel. En groupes vous serez souvent avec 30 ou 40 personnes et ce seront plutôt des tours des îles avec des arrêts snorkeling. Ce peut être une première façon de voir si l’activité vous plait mais ce n’est ni la meilleure ni la plus tranquille. Le mieux est soit de partir avec les plongeurs sur un bateau pour la journée et vous serez en petit groupe de personnes motivées et plus éloignés du tourisme de masse, soit en individuel en louant les services d’un bateau à longue queue (long tail boat) qui vous emmènera dans des endroits où vous serez seul ou presque. Outre une faune et une flore marine magnifique vous pourrez avoir la chance à Koh Lanta et Koh Phi Phi Don de croiser des raies manta ou des requins baleines. Quelques règles de bonne attitude La plongée comme le snorkeling sont des activités qui se font dans l’élément le plus en danger sur notre planète qu’est la mer. Il faut la respecter tout comme l’environnement en général et pour ce faire vous rapporterez vos déchets et ne les laisserez pas sur place. Vous prêterez également une grande attention à tout ce qui vous entoure sous l’eau et notamment le corail qui est très fragile. Ainsi vous éviterez de le toucher, de le piétiner ou de l’abîmer (on le fait souvent par mégarde avec les palmes quand on n’est pas habitué). Vous éviterez aussi la crème solaire dont les composants nuisent grandement notamment au corail et vous préférerez une combinaison ou tout simplement un t shirt si vous voulez vous protéger du soleil. Enfin, vous ne rapporterez pas de « souvenirs » tels que des coquillages par exemple, c’est totalement interdit et sévèrement puni. Organiser votre voyage « plongée & snorkeling » Si vous voulez nous confier votre voyage « plongée et snorkeling » vous pouvez voir des exemples de circuits combinant découverte de la Thaïlande et plongée-snorkeling : https://www.siam-holidays.com/circuits-plongee Nous réalisons aussi des voyages à la carte pour des groupes de plongeurs ou des circuits exclusivement dédiés plongée. Contactez-nous… Bonne plongée....

  • LES FOURMIS TISSERANDES DE THAÏLANDE...

    Son nom scientifique est « Oecophylla smaragdina » mais ici en Thaïlande on l’appelle « Mot daeng ». Cette espèce de fourmi est surtout présente en Inde, en Chine, au nord de l’Australie, aux Philippines, en Thaïlande, Indonésie, Malaisie. On la trouve également en Papouasie Nouvelle Guinée et en Afrique de l’est. Sa particularité est de faire son nid dans les arbres en cousant les feuilles entre elles au moyen du fil de soie que produisent les larves. Une colonie adulte qui est en générale âgée de 3 ans au moins contient environ 500.000 individus répartis en plusieurs nids et une reine (il peut y avoir plusieurs reines mais c’est assez rare). La fourmi est de couleur orangée et mesure entre 4 et 9 à 10mm pour les ouvrières, la reine est plus grosse (13 à 16mm) et de couleur verte alors que le mâle est noir et plus petit (autour de 6mm). Ici en Thaïlande (et surtout chez nous en Issan ), l’arbre de prédilection pour les fourmis tisserandes est le manguier. En effet ses feuilles assez grosses et assez souples offrent un bon compromis pour réaliser un nid. Comme vous vous en doutez et pour tous les travaux réalisés par les fourmis, c’est un vrai travail d’équipe. Les fourmis s’accrochent entre elles pour former un pont, parfois très long, ce qui permet de plier les feuilles, d’autres fourmis procédant au tissage pour souder les feuilles entre elles. Pour le tissage elles saisissent une larve entre leurs mandibules et laissent déposer une goutte secrétée par les glandes labiales de ces larves, goutte qui se transforme en fil de soie. Une nappe est ainsi réalisée qui relie les feuilles entre elles. Compte tenu que les fourmis doivent trouver de la nourriture et accessoirement de l’eau si l’hygrométrie est insuffisante, et compte tenu que leurs nids sont dans les arbres (et parfois très haut), elles parcourent d’assez grande distance chaque jour pour satisfaire leurs besoins. C’est ainsi qu’on peut les voir sur les murs, les portails et sur le sol, au gré de leurs déplacements. Généralement la fourmi n’a pas besoin de beaucoup d’eau et une hygrométrie ambiante de 80% ou une rosée du matin suffit à leur besoin en eau mais en saison sèche quand la température est très élevée, l’hygrométrie faible et peu ou pas de rosée, elles se déplacent alors pour tout simplement aller boire. Le travail de confection de ces nids est un travail perpétuel car une fois le nid terminé sa durée de vie est courte car les feuilles sèchent et deviennent cassantes et il est alors temps d’en reconstruire un nouveau. La consommation des œufs de fourmis En Thaïlande et surtout en région Issan les œufs de fourmis sont très prisés des populations locales qui raffolent de ce mets. La « récolte » n’est pas aisé car il faut tout d’abord aller chercher les œufs dans le nid et comme celui-ci est souvent haut perché on se sert d’un bambou avec au bout un petit panier pour récupérer les œufs après avoir percé le nid. Comme vous pouvez l’imaginer il y a dans le panier des œufs mais aussi des milliers de fourmis agressives… Une fois à terre on verse les œufs dans un seau d’eau pour éviter que les fourmis fuient avec les œufs. L’opération nécessite une certaine habitude pour éviter de se faire mordre (même si l’on ne peut pas éviter totalement). Les œufs de fourmis se mangent de différentes façons. Si l’on veut éviter le travail de la récolte on en trouve dans les marchés locaux pour un prix allant entre 50 et 100 bahts la portion. Beaucoup mangent les œufs tels que (caviar d’œufs de fourmis) avec simplement un peu de piment car le goût est un peu fade. On peut aussi les déguster en soupe et également en omelette. Si vous voulez en savoir plus sur cet insecte vous pouvez voir cette petite vidéo très intéressante : https://youtu.be/9pdAOS7Jr8s CONTACTEZ NOUS !

  • LE FRANGIPANIER ET SA FLEUR SYMBOLE DE LA THAÏLANDE…ET SURTOUT DU LAOS

    Peut-être n’en connaissez-vous pas le nom mais si vous êtes déjà venu en Thaïlande, nul doute que vous connaissez la fleur. La fleur est l’un des symboles nationaux du Laos et se nomme « Dok Champa » alors qu’en Thaïlande le nom est « Leelawadee » Cette arbuste qui peut avoir la taille d’un arbre est en fait originaire d’Amérique centrale et a été acclimaté en Asie et notamment en Thaïlande. Il ne supporte pas une température de moins de 5°c et est à feuilles caduques ou semi caduques. La fleur à 5 lobes est très parfumée et un Marquis au XVIe s nommé Frangipani en avait fait un parfum, donnant ainsi son nom à l’arbuste. On peut facilement bouturer le frangipanier et ici en Thaïlande, il suffit de couper une branche et la repiquer directement dans le sol pour avoir un nouvel arbuste. Par contre il faudra être patient avant de voir les premières fleurs après 4 à 5 ans. Le frangipanier nécessite un arrosage mais assez limité ce qui explique que ses feuilles peuvent jaunir et tomber durant la mousson par excès d’eau. Il existe 7 à 8 espèces différentes avec des fleurs de couleurs différentes également, allant du blanc au violacé en passant par des teintes rosées, le plus parfumé étant le frangipanier à fleurs blanches et centre jaune. Si l’on coupe une branche il s’en écoule une sève blanche qui est toxique alors que la fleur elle est utilisé en pâtisserie. La fleur est largement utilisée dans les temples à Bali, en offrandes aux Dieux. En Thaïlande on a coutume de mettre des fleurs dans les vasques remplies d’eau à l’entrée des maisons. Certaines femmes occidentales mettent une fleur à l’oreille sans connaitre la signification mais attention… sur l’oreille droite cela signifie que la femme cherche une relation alors que sur l’oreille gauche cela signifie qu’elle est prise. Ne vous trompez pas de côté mais rassurez-vous ce signe est surtout dans la culture polynésienne et non pas Thaï. Toujours est-il que la fleur et l’arbuste sont très beaux et le parfum ne vous laissera pas indifférent. Toutefois, si vous voulez cultiver le frangipanier en Europe sachez que ce n’est pas forcément simple, qu’il faudra le faire en bac en le rentrant en hiver et que la plante nécessite des soins car hors de ses contrées chaudes elle est sujette aux attaques d’insectes et aux variations brutales de température. Mieux vaut venir souvent en Thaïlande et en profiter sur place….

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